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Les prêts aidés

Prêt à taux zéro, plan d'épargne logement, aides des collectivités locales... Il existe une multitude de petits crédits qui viennent en complément de votre prêt principal pour vous aider à financer votre projet immobilier.

 

Quand on achète pour la première fois, le budget est serré. Alors pour gagner en pouvoir d'achat, il faut jouer sur plusieurs tableaux.

On commence par mettre en concurrence les banques pour obtenir le meilleur taux de crédit possible. Plus il est bas, plus la solvabilité augmente. 150.000 € empruntés à 3,55 % sur quinze ans coûtent 1.076 € par mois, hors assurances. La même somme, empruntée sur la même durée avec un taux de 5,40 % comme c'était le cas en 2008, revient à 1.218 € par mois. Soit une différence de 142 € ! Autre outil pour gonfler le pouvoir d'achat : les prêts complémentaires. « L'an dernier, huit primo-accédants sur dix les ont utilisés », rappelle Christophe Pinault, directeur général adjoint du Crédit Foncier.

Les plus populaires sont le Prêt à taux zéro et le prêt conventionné (PC). Mais il en existe bien d'autres. Cumulés à un emprunt immobilier classique, ils permettent de diminuer le montant des mensualités ou de raccourcir la durée du prêt. Mais encore faut-il les connaître. Pour vous aider à y voir plus clair, voici la liste de toutes les aides disponibles sur le marché.

 Les aides des collectivités locales

Outre le PTZ+, vous pouvez bénéficier sous certaines conditions d'autres prêts aidés qui limitent le coût de votre plan de financement.

  • Les aides des collectivités locales. Elles ont mis en place différents outils qui peuvent se cumuler avec le PTZ+ pour faciliter l'accession à la propriété de leurs habitants.
  • Le Prêt Paris Logement 0%. Proposé par la ville de Paris, ils s'adresse aux Parisiens souhaitant acheter un logement neuf ou ancien dans la capitale. Ce logement devra devenir leur résidence principale. Ils peuvent obtenir jusqu'à 39.600 €. Pour en bénéficier il faut vivre à Paris depuis au moins un an, ne pas être propriétaire depuis plus de deux ans, emprunter au moins 90% du montant du prix du logement et respecter certains critères de ressources. Ce prêt sans intérêts est remboursable sur 15 ans. Seuls les établissements ayant signé une convention avec la ville de Paris sont habilités à le proposer.
  • Le Chèque premier logement (CPL). Depuis fin 2006, la ville de Marseille et des établissements financiers partenaires ont mis en place le chèque premier logement (CPL). La ville accorde aux ménages souhaitant acheter leur logement une aide de 4.000, 6.000, 8.000 ou 10.000 € selon la composition de la famille. Les banques partenaires octroient une aide du même montant. Le CPL s'adresse aux ménages dont les ressources respectent les plafonds du Prêt locatif social (PLS) et aux primo-accédants. Par ailleurs, le prix du logement neuf ne doit pas dépasser 2.350 € le mètre carré.

 Le prêt conventionné (PC)

Le prêt conventionné (PC) est accordé par toutes les banques ayant passé une convention avec l'État. Il permet de financer la construction ou l'acquisition d'un logement neuf. À condition qu'il constitue la résidence principale de l'emprunteur.

Sans condition de ressources

Il est accordé sans condition de ressources. Il peut financer l'intégralité du coût de l'opération avec un remboursement pouvant avoir lieu sur cinq à trente cinq ans. Seul problème : son taux actuel est fortement concurrencé par les prêts du secteur libre. « Mais il offre un avantage indéniable : l'obtention de l'Aide personnalisée au logement (APL), rappelle Christine Passeman. L'APL, distribuée par les caisses d'allocations familiales, peut couvrir une partie des échéances du crédit. Elle est versée directement à l'établissement prêteur. C'est une sécurité non négligeable en cas de diminution des revenus ou de perte d'emploi. »

Bon à savoir : En plus de l'APL, le Prêt conventionné peut être complété par le Prêt à taux zéro (PTZ), le prêt d'épargne logement et le prêt d'Action Logement (ex-1% Logement).

Aide personnalisée

Avantage supplémentaire : l'APL permet de faire une multitude de petites économies. « Grâce à elle, les frais de notaire sont un peu moins élevés, notamment parce qu'on ne paie pas la taxe sur la publicité foncière. De plus, la taxe locale d'équipement est minorée. » Mais attention, c'est une aide personnalisée. C'est-à-dire qu'elle évolue au cas par cas, selon les particularités de chaque foyer. Un enfant qui naît, un autre qui quitte le foyer fiscal, et l'APL variera tous les ans en conséquence.

Le Prêt d'accession sociale (PAS)

C'est le cousin germain du prêt conventionné. Comme lui, il est accordé par les établissements financiers ayant passé une convention avec l'État. Comme lui toujours, il sert à financer la construction ou l'acquisition d'un logement neuf qui servira de résidence principale à l'emprunteur. Mais contrairement au Prêt conventionné, le Prêt d'accession social n'est attribué qu'aux emprunteurs ayant des revenus modestes.

Plafonds de ressources

Pour en bénéficier, leurs ressources ne doivent pas excéder des plafonds établis selon les charges de famille et le lieu de résidence. D'une durée de cinq à trente-cinq ans, il peut financer jusqu'à 100 % du coût de l'opération immobilière. « Lorsqu'un ménage achète avec un Pas, il acquiert le droit de bénéficier de l'APL (Aide personnalisée au logement) durant toute la durée de ce prêt. C'est utile en cas de baisse des revenus. Car la caisse d'allocations familiales verse directement l'APL au prêteur, ce qui allège les mensualités de crédit », explique Christine Passeman, responsable de l'offre accession au Crédit Foncier.

Les avantages

Les frais de dossier sont limités, il n'y a pas de frais supplémentaires en cas de prêts modulables, les frais de notaire sont réduits, et l'on peut mettre en place un filet de sécurité « perte d'emploi » qui permet de reporter gratuitement en fin de crédit une partie des échéances. Le Pas existe en version taux fixe ou taux variable. Normalement, les taux pratiqués sont similaires à ceux des crédits immobiliers du secteur libre. Mais ils varient selon la qualité du dossier de chaque emprunteur (apport personnel, durée du prêt, etc.). N'hésitez pas à demander conseil à une banque spécialisée en crédits immobiliers.

Prêt Action Logement (1% logement)

Le Prêt action logement, c'est depuis le 1er janvier 2010 le nouveau nom donné au prêt 1 % logement.

Conditions d'obtention

Pour en bénéficier, l'emprunteur doit être salarié d'une entreprise privée employant au moins dix salariés. Il est ouvert à tous ceux qui achètent leur résidence principale dans le neuf ou l'ancien sans travaux. La durée de remboursement du prêt ne peut pas dépasser 20 ans. Le montant ne doit pas dépasser 30 % du coût global de l'opération.

Montant du Prêt action logement

Vous pourrez emprunter entre 7.000 et 25.000 €. Ce montant varie selon la zone géographique où se trouve le bien.

Pour obtenir ce prêt, le salarié doit se renseigner auprès de son comité d'entreprise (CE) puis déposer sa demande de prêt à son employeur.

A noter : Sachez que le prêt action logement n'est pas lié à votre contrat de travail. Vous ne devrez donc pas le rembourser par anticipation si jamais vous quittez l'entreprise avant que le crédit arrive à son terme. 

PEL et CEL

L'un comme l'autre ouvrent droit à un prêt immobilier. À condition d'y avoir versé des fonds pendant suffisamment longtemps ou d'y laisser une montant minimum. Comptez quatre ans d'épargne pour le Plan épargne logement (PEL). Quant au Compte épargne logement, vous pourrez y retirer de l'argent plus librement, mais il devra au minimum contenir 300 €.

Le taux de rémunération du PEL est de 1,5 % depuis le 1er février 2016. Et celui du CEL est de seulement 0,5 %. Sachez toutefois que les intérêts sont capitalisables, c'est-à-dire qu'à la fin de chaque année ils viennent s'ajouter au capital existant.

Une fois la phase d'épargne passée, la banque vous prêtera de l'argent au taux annoncé le jour de la souscription du contrat. Selon la date d'ouverture, il sera plus ou moins attractif. Depuis le 1er février 2016, il est de 2,70 % pour le PEL. Un taux qui n'est pas forcément très attractif au vu des taux de crédit immobilier actuels. Mais si ces taux devaient remonter dans les années à venir, cela pourrait redevenir intéressant.

Les petits prêts

On les appelle les « petits » prêts. Pourquoi ? Parce qu'ils ne participent que très partiellement au financement d'un bien immobilier. Pour autant, ils ne sont pas à négliger. Car mis bout à bout, ils permettent d'économiser quelques milliers d'euros.

Les prêts des caisses de retraite et des mutuelles

Certaines accordent des prêts pour l'acquisition d'un logement neuf. Le taux, la durée de remboursement et le montant du crédit varient considérablement d'un établissement à l'autre. Renseignez-vous sur ce que vous proposent les organismes auprès desquels vous versez des cotisations.

Les offres spéciales des banques

Certains établissements proposent des petits prêts à leurs clients. Renseignez-vous auprès de votre conseiller. N'oubliez pas qu'acheter dans le neuf entraîne des modalités et des contraintes différentes d'un logement ancien. Préférez par exemple une formule qui vous permet de ne rembourser qu'à partir de la livraison du logement.

Le prêt fonctionnaire

C'est un prêt complémentaire. Il ne peut être obtenu que par les fonctionnaires et les agents en état de service remplissant certaines conditions de ressources. Il n'est accordé qu'en complément d'un prêt conventionné. Le montant du prêt varie selon la zone géographique et le nombre de pièces du logement.

Publié par T. Bibas
© immoneuf.com - 2 mai 2016

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