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Un bon apport, essentiel

Emprunter sans apport devient de plus en plus difficile. En dehors de quelques cas particuliers, ce type de financement reste marginal. Il concerne d'une part une clientèle jeune à fort potentiel salarial et d'autre part une clientèle plus aisée qui dispose d'une épargne conséquente et bloquée. Mais la grande majorité des emprunteurs doit se présenter avec une somme équivalente à 10 ou 20 % du montant de l'acquisition. « Il y a cinq ans, les banques regardaient d'abord les revenus, ensuite le profil de l'emprunteur puis l'apport. Aujourd'hui c'est l'inverse. Elles étudient d'abord l'apport, puis le profil et enfin les revenus », précise Ari Bitton.

Optimiser son apport

« Il est donc indispensable d'optimiser son apport au pourcentage près. » Dans le contexte actuel où les prix sont pour le moment relativement stables, les banques cherchent à garantir leur créance. D'où l'importance pour elles d'un apport solide. C'est aussi un bon moyen de montrer sa capacité d'épargne, mais c'est également la seule solution pour faire baisser significativement son taux d'endettement. Comme le fait remarquer Sandrine Allonier, responsable des études économiques de Meilleurtaux.com, « au regard de l'apport médian des emprunteurs ayant souscrit un crédit en 2012 chez Meilleurtaux.com, 50 % d'entre eux obtiennent un prêt avec moins de 18 534 f d'apport.

Il est donc encore possible d'emprunter avec moins de 50 000 € d'apport ; 70 % des emprunteurs y parviennent et 20 % ont même pu obtenir un crédit avec moins de 5.000 € d'apport en 2012 ». Enfin, un bon apport permet de raccourcir la durée du crédit. Et plus la durée du prêt est courte, plus le taux d'intérêt proposé est bas. Et inversement.

Certains emprunteurs peuvent être tentés d'allonger la durée de vie de leur prêt pour améliorer leur reste à vivre. Le coût global augmente inévitablement ment mais les mensualités sont plus douces. Comme le fait remarquer Ari bitton, « on prête encore sur 30 ans mais le marché s'autorégule à 22 ans ».

Pensez au reste à vivre

Du montant de l'apport dépend la quotité de financement. Une faible quotité de financement souligne un dossier favorable et par conséquent des conditions plus avantageuses pour votre crédit. De cette quotité dépend votre reste à vivre. C'est l'autre paramètre essentiel sur lequel se basent les banques avant de donner leur réponse. Même avec un taux d'endettement de 20 %, si votre reste à vivre est jugé insuffisant, cela constituera un handicap sérieux pour la banque.

Pour le calculer, c'est très simple. Il suffit d'additionner toutes les charges incompressibles (impôt sur le revenu, taxe foncière et d'habitation, assurances auto et logement, carburant, carte de transport, abonnements téléphoniques, internet ou télé...) et de les ajouter à votre mensualité de crédit. Vous enlevez le résultat obtenu à votre revenu mensuel et vous obtenez votre reste à vivre.

Pour l'améliorer, n'hésitez pas à solder les éventuels petits crédits à la consommation. Ou regroupez-les, cela abaissera la mensualité. N'oubliez pas non plus de solder les crédits rechargeables (revolving) qui coûtent très cher et surtout qui vous suivent pendant des années.

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© immoneuf.com - 25 avr. 2013

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