© Marc Loiseau
Saint-Quentin-en-Yvelines est une ville étonnante, décrit Bruno Fortier, architecte-urbaniste. Son centre, exceptionnellement dense, se disperse assez rapidement pour devenir l'une des plus grandes cités-jardins qu'on connaisse en région parisienne. » Édifiée à partir de sept bourgs anciens - Élancourt, Guyancourt, Magnyles- Hameaux, Montignyle- Bretonneux, Trappes, La Verrière et Voisins-le-Bretonneux -, elle accueille aujourd'hui près de cent quarante-cinq mille âmes.
Des atouts
Si elle n'a pas atteint, pour l'heure, les quatre cent mille habitants pronostiqués, elle a tout de même su tirer parti de ses atouts, notamment de ses dessertes efficaces en transports en commun. Grâce à ses trois gares, ses cinquante et une lignes de bus et son positionnement géographique à la croisée des grands axes routiers (A12, A13, A86, N10, N12, N286), Saint- Quentin est très facile d'accès depuis Paris (trente minutes seulement). C'est l'une des composantes de son succès. Mais pas la seule.
Si c'est aujourd'hui une ville dont le dynamisme économique pourrait faire pâlir d'envie, c'est aussi grâce aux synergies déployées entre les entreprises, les pôles d'enseignement supérieur (dixsept mille étudiants) et les centres de recherche (trente laboratoires) qui ont permis à Saint-Quentin de se hisser au rang des pôles de compétitivité majeurs d'Îlede- France. Il est vrai qu'elle y est aidée par son intégration dans l'Opération d'intérêt national (OIN) Paris- Saclay, un des socles sur lesquels s'appuie le Grand Paris.
« La réussite économique de Saint-Quentinen- Yvelines s'est fondée, depuis quarante ans, sur le choix d'un développement équilibré », affirme Robert Cadalbert, le président de la Casqy (Communauté d'agglomération de Saint- Quentin-en-Yvelines). Sur ce territoire, en effet, pas question de concentration comme à La Défense mais la recherche d'un développement harmonieux, combinant facilité, quartiers d'habitation et intégration dans un cadre de verdure. Dès l'origine, cette politique s'est traduite par la constitution de réserves foncières de près de dix mille hectares destinés à la réalisation de zones d'activités.