© G.Martin-Raget
On l'adore ou on la déteste. Marseille ne laisse pas indifférent, la tiédeur n'est pas de mise pour cette fille du Sud. D'heures de prospérité en moments difficiles, la Cité phocéenne a connu au fil du temps de nombreux aléas. Mais depuis plusieurs années maintenant, elle a repris son destin en main. Un destin qu'elle veut au moins européen ! D'ailleurs, 2013 la consacre capitale européenne de la culture. Mais on s'en doute, Marseille ne cherche pas à briller pour un an seulement.
Sur le plan économique, la ville a su se rendre attractive, l'arrivée en 2001 du TGV ayant contribué à l'essor de l'activité. Mais pour que le virage se fasse complètement, pour faire perdurer son rayonnement, il fallait que Marseille change aussi de visage. Aux nouvelles ambitions devaient répondre de nouvelles infrastructures, des équipements supplémentaires. Pour attirer de nouveaux venus et leur donner envie de rester, la ville a transformé ses quartiers - et continue de le faire. Réhabilitations, rénovations, constructions neuves ont fait de Marseille un chantier qui tient aujourd'hui déjà nombre de ses promesses. L'an passé et en ce début d'année toutefois, la construction de logements subit ici aussi les effets de la conjoncture morose. Pour autant, la production reste conséquente.
Au dernier trimestre 2012, l'offre nouvelle a progressé d'environ 26 %, ce qui au final a permis d'enregistrer une augmentation de l'offre commerciale de l'ordre de 13 % environ sur un an (source OIP, observatoire immobilier de Provence). Celle-ci se répartit sur la plupart des arrondissements. Un point positif, quand on sait que les Marseillais, non contents d'être attachés à leur ville, le sont également à leur arrondissement, voire à leur quartier. Quant aux nouveaux arrivants, ils peuvent ainsi opérer leur choix en fonction de leurs propres critères et besoins, et en fonction de leur budget. Rappelons aussi que pour aider les jeunes actifs à devenir propriétaires, la ville a mis en place un Chèque Premier Logement, accordé sous conditions. Pour en savoir plus : www. marseille.fr
L'Est encore constructif
Les Zones d'aménagement concerté (Zac) sont encore nombreuses à Marseille. Nombre d'entre elles n'en sont d'ailleurs pas à leurs débuts. Prenons par exemple la Zac de la Capelette (Xe arrondissement) un secteur situé en bordure du parc du 26e-Centenaire, et à proximité du Palais omnisport Marseille Grand Est. En partie réalisé sur des friches, ce morceau de ville dont les travaux ont démarré en 2009 a vu sortir de terre de nombreux programmes. À proximité, la Zac du Rouet (VIIIe arrondissement) répond au même souci de cohésion et de réorganisation. La majeure partie des 1 100 logements qu'elle doit accueillir a été réalisée.
Le dernier des 14 immeubles prévus est en cours de commercialisation et de construction. Plus récente, à l'est toujours, dans le IXe arrondissement, la Zac de Vallon-Regny constitue un nouveau quartier, qui comprendra à terme environ 1 000 logements, dont 20 % de logements sociaux, 20 % à prix maîtrisés. Commerces et bureaux sont également au programme, tout comme des équipements publics (crèche, école).
Écoresponsables
© Marc Loiseau
Le projet constituera un modèle de développement durable méditerranéen, grâce à l'utilisation des spécificités du climat. La typologie des habitats est repensée, tout comme l'organisation de l'espace public. Un travail de fond est effectué sur le système de transports en commun, sur la place de la voiture, l'utilisation des énergies renouvelables ou encore sur la mixité des usages... Une fois terminé, le quartier devrait compter 14 000 logements pour accueillir 50 000 habitants. 100 000 m2 de commerces, 500 000 m2 de bureaux et d'activités devraient sortir de terre. Sans oublier les équipements publics. On espère ainsi la création de 20 000 emplois nouveaux.


