Des mensualités dégressives pour les seniors

Prendre un crédit à cinquante-cinq ans n'est plus exceptionnel ! Les quinquagénaires et les sexagénaires n'hésitent plus à emprunter pour l'acquisition de leur résidence principale.

Au gré des évolutions de la vie, certains achètent en effet un logement plus adapté à leurs nouveaux besoins et à leurs aspirations. Différents financements sont commercialisés. Des crédits s'adaptent à la baisse progressive des revenus consécutive au passage à la retraite en diminuant les mensualités.

Ces prêts s'articulent en deux phases. La première s'échelonnant jusqu'au passage à la retraite permet à l'emprunteur de rembourser davantage son crédit grâce à son salaire qu'il perçoit en intégralité. La seconde qui démarre lors de la retraite se traduit par une mensualité en baisse de 10 à 90 % par rapport à l'échéance de la première période. « La date prévue de la seconde période peut être avancée de douze mois maximum et reculée sans aucune restriction », explique Alain David, directeur de l'activité crédit immobilier Cetelem, qui entend proposer ainsi au client le plus de souplesse possible pour piloter son crédit. « La baisse de la mensualité est calculée de manière à permettre au client de rembourser sans difficulté son crédit lorsque ses revenus baisseront lors de la retraite. La baisse atteint généralement un tiers de l'échéance de la première période. »

Outre le montant de l'échéance, les seniors sont très vigilants sur l'assurance qui leur est proposée. Les contrats groupes de certains établissements proposent une couverture atteignant jusqu'à quatre-vingts ans à l'achèvement du crédit. Il est même possible de bénéficier d'une couverture allant jusqu'à quatre-vingt-dix ans par le biais d'une délégation d'assurances, l'établissement prêteur acceptant que l'emprunteur souscrive une assurance auprès d'une société tiers.

Autre formule : certains établissements proposent aux seniors un crédit immobilier sans assurance. C'est notamment le cas de Banque Patrimoine & Immobilier, filiale du groupe Crédit Immobilier de France. « Il s'agit d'un crédit à taux fixe pouvant atteindre vingt-cinq ans maximum », détaille Olivier Dacquin, directeur du développement commercial en charge du marketing et de la communication.

« Il n'y a pas d'assurance décès. Nous prenons une garantie hypothécaire sur le bien acheté. Nous étudions la situation du client en prenant en compte notamment la pension de réversion qui sera reversée en cas de l'évolution de l'indice Euribor et les bons du trésor à intérêts annuels (BTAN). « Nous tenons compte également des gains réalisés par le client et de la tendance des taux », conclut Olivier Dacquin.

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