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Immobilier : alliance étonnante entre un promoteur et des religieuses

Une résidence sociale intergénérationnelle et des logements en accession libre sortiront de terre sur un terrain détenu par les sœurs dominicaines à Paris. Un projet pas comme les autres construit en partie en filière sèche pour limiter les nuisances.

« C’était une rencontre improbable avec un architecte et un promoteur. » Véronique Margoron, responsable de la congrégation des sœurs de charité dominicaines, mesure le chemin parcouru depuis 2013. C’est en effet à cette date que cette communauté religieuse de 200 personnes dans l’Hexagone décide de lancer un appel à concours pour réhabiliter la maison Saint-Charles, un lieu d’accueil et d’entraide, situé dans le XVe arrondissement de Paris. 

Une résidence intergénérationnelle. Devenue vétuste, cette structure n’était plus adaptée aux besoins des religieuses. Ces dernières se sont associées à Vinci Immobilier et au bailleur social France Habitation pour réaliser la maison intergénérationnelle et la construction de 37 logements en accession libre. Sans oublier la restauration de la chapelle qui accueillera des salles de réunion et un oratoire. La résidence sociale intergénérationnelle comprendra 20 places pour les sœurs, 10 appartements pour les familles monoparentales et 15 logements pour les étudiants et les jeunes travailleurs. Quinze chambres d’hôte et deux appartements partagés en colocation intergénérationnelle seront aussi prévus. Pour financer ce projet d’envergure, la congrégation a opté pour un bail à construction. Pendant 42 ans, elle s’acquittera d’un loyer avant d’être pleinement propriétaire de la maison Saint-Charles. La congrégation a également vendu une partie de son terrain au promoteur Vinci Immobilier pour construire le programme résidentiel.

Créer des liens. Conçu en étroite concertation avec les riverains, la ville de Paris et la congrégation religieuse, ce projet doit, dans l’esprit de cette dernière, favoriser les liens entre les occupants de la maison Saint-Charles et les acquéreurs du programme résidentiel. « Ce projet s’inscrit dans la continuité de l’esprit qui a présidé à la création de la maison Saint-Charles. Nous sommes des bâtisseurs de liens », explique Bernard Usquin de l’association Habitat et humanisme en charge de la gestion du lieu. « Il est important que les habitants puissent participer à la vie de la maison Saint-Charles s’ils le souhaitent. » Une proximité physique qui n’a posé aucun problème lors de la pré-commercialisation des logements.

De l’espace au programme. Dans cette opération haut de gamme certifiée NF habitat HQE, le promoteur a opté pour des appartements spacieux, déclinés du studio au cinq pièces, qui s’ouvriront sur les jardins. Les trois pièces offrant entre 80 et 100 m² et les quatre pièces de 110 à 150 m². « Nous avons voulu créer le confort des immeubles bourgeois avec de vastes cuisines (40 m²) mais aussi une buanderie et un dressing dans les appartements », rappelle Laurent Douillet, directeur commercial de Vinci Immobilier pour l’Ile-de-France. Un confort qui a un certain prix. Les logements se vendront en effet entre 14.000 et 19.000 €/m². Un niveau supérieur aux programmes immobiliers commercialisés actuellement dans l’arrondissement. Mais la présence de 3.600 m² d’espaces verts protégés et la quiétude des lieux en retrait de la rue justifient selon le promoteur ces valeurs. Le succès de la pré-commercialisation – 25% des logements ont d’ores et déjà été réservés par une clientèle locale – semble valider ces prix de vente.

Construire des logements sans béton
Construire en site urbain est toujours complexe ! Le défi est encore plus relevé par la présence d’arbres anciens sur ce terrain qui seront préservés lors du chantier. Vinci Immobilier a opté pour la construction en filière sèche du bâtiment, situé au centre des jardins, pour réduire les nuisances et la durée du chantier. Le principe ? Une structure porteuse métallique a été fabriquée en atelier avant d’être assemblée sur le site avec des murs de contreventement en bois qui seront recouverts de pierre. « La filière sèche nous a permis de gagner de 4 à 6 mois par rapport à la filière traditionnelle béton », explique Christophe Dubois, directeur technique de Vinci Immobilier. Une première qui n’a pas, selon Olivier de la Roussière, son P-DG, vocation à se généraliser dans les grandes opérations de logements réalisées à Paris.   

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© immoneuf.com - 13 avr. 2018

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