Le retour des taux variables ?

Le marché reste suspendu à de nombreuses interrogations : la hausse des taux de crédit, bien sûr, mais aussi la disparition du dispositif Scellier (au 31 décembre 2012), le recentrage du PTZ+ sur le neuf, la hausse des prix de l'immobilier et les prochaines élections présidentielles.

Le révisable capé : principe

« Il faut trouver des solutions de financement qui permettent de resolvabiliser les acquéreurs, reprend Philippe Taboret chez Cafpi. C'est l'occasion de penser au prêt Pas (Prêt à l'accession sociale) et aux prêts à taux révisables capés. » Oubliés ces dernières années, ils devraient redevenir attractifs.

« L'écart entre les taux fixes et variables devant certainement s'accroître cette année. Actuellement, ils évoluent entre 3,70 et 3,50 % sur vingt ans. Ce qui peut être intéressant à condition de s'assurer que le taux soit «capé», c'est-à-dire limité à la hausse. Un cap de 1 signifie que le taux de 3,50 % annoncé sur vingt ans (taux Euribor + marge de la banque, hors assurance) ne peut pas dépasser 4,50 % et ce, même si les taux augmentent davantage. Ainsi, vous savez combien vous devrez verser au maximum chaque mois. C'est d'autant plus important que les taux, actuellement très bas, risquent de remonter. Autre avantage : on constate que les mensualités des prêts à taux variables restent souvent stables les vingt-quatre premiers mois. Comme les deux premières années, les mensualités sont composées à 60 % d'intérêts, un taux variable bas permettra de réaliser des économies substantielles qui rendront l'opération avantageuse, et ce, même si les taux remontent après deux ans. »

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