À Nîmes, l'archéologie préventive met au jour des vestiges romains

Creuser le sol, diront les archéologues, c’est voyager dans le temps. À la faveur du coup de godet d’une pelle mécanique, des morceaux d’Histoire oubliés peuvent ressurgir, entrant en lien direct avec le présent.

L’opération « Écrin des arts » réalisée par Cogedim
L’opération « Écrin des arts » réalisée par Cogedim © Cogedim

Si l’aménagement du territoire s’est longtemps fait au détriment des stigmates du passé, depuis 2001 les choses ont évolué. En effet, la loi sur l’archéologie préventive planifie maintenant, avant le lancement d'importants travaux, la réalisation par des archéologues d’un diagnostic approprié. C’est donc dans le cadre d’une opération prescrite par le service régional de l’archéologie (Drac Occitanie) et programmée par Cogedim, qu’un morceau du passé romain de la ville a ainsi pu être mis au jour.

Des décors remarquables. Deux maisons antiques ont été découvertes, dont l'une se démarque par la présence d’une pièce de réception aux enduits peints. Retrouvés effondrés au sol, ces enduits étaient initialement posés sur un édifice en terre et incisé en chevrons de façon a assurer leur adhérence. En face peinte, ils présentaient un décor classique alternant grands panneaux rouges et inter-panneaux noirs accueillant des candélabres raffinés : une composition élégante et recherchée, très à la mode dans la bonne société de la Gaule romaine au Ier siècle de notre ère. Le béton de sol présente, lui, un décor géométrique en nid d’abeille fait de tesselles noires.

© Bertrand Houix, Inrap

Une pièce particulièrement bien préservée. Dans le grand axe de la pièce, ce pavement comprend également un tapis en opus sectile, une des techniques de décoration du marbre perçue alors comme prestigieuse, car faisant appel à des matériaux nobles (des marbres de teintes et de provenances diverses) et difficile à réaliser puisqu’il fallait détailler la pierre en plaquettes très minces). Autant de d'indices qui incitent à attribuer la propriété de cette domus aux ornements délicats à un notable de la cité antique. D’autant que d'autres vestiges viennent appuyer cette thèse, reflétant eux aussi un niveau de luxe évident : certaines pièces bénéficient en effet d’un système de chauffage par le sol avec hypocauste et tuyaux de chaleur. Et la présence d’un bassin d'agrément dans les jardins intérieurs achève de classer cette maison parmi les réalisations « haut de gamme » de l’habitat de l’époque.

L’opération « Écrin des arts » réalisée par Cogedim © Cogedim

Quand le raffinement d’hier rencontre celui d’aujourd’hui. Comme un clin d’œil à cette belle demeure émergeant du passé, les 55 logements de l’Écrin des Arts réalisé au calme d’une rue résidentielle par Cogedim offrent eux aussi des prestations d’excellente facture... et bien de leur époque. Elles commencent avec un large choix de surfaces (du studio au 4 pièces) et d’expositions. Certains appartements sont traversants. Les plans ont été étudiés avec intelligence : on observe par exemple une belle indépendance des parties jour et nuit. Les chambres bénéficient d’une salle de bains attenante, les suites parentales s’agrémentent d’une salle d’eau et d’un dressing privatifs. Tous les séjours (et parfois même certaines chambres) se prolongent sur un espace extérieur. Parmi les prestations offertes par cette résidence, on citera : les jardins privatifs clôturés en rez-de-chaussée, les salles de bains équipées, les portes d’entrée blindées avec serrure 3 points A2P, le parking sécurisé en sous-sol, le local à vélos, la pose d’un carrelage grand format, la présence d’un vidéophone ou encore la motorisation des volets roulants… Prix : à partir de 152 500 €. Livraison : à partir du 4e trimestre 2022. Renseignements : cogedim.com


La rédaction vous conseille


Nos programmes neufs à Nîmes (30)