Bonne nouvelle : les taux d'intérêt des prêts immobiliers reculent ! « L'ensemble des villes de France affiche des baisses de 0,10 à 0,20 % », estime Maël Bernier, directrice de la communication du courtier Meilleurtaux.com. Pour les emprunts à taux fixes sur vingt ans, la moyenne s'établit actuellement à 2,45 %, contre 2,50 % au 4 janvier 2016 selon le baromètre du courtier Empruntis.com. Les révisables suivent la même tendance, avec un vingt ans moyen à 2,35 %.
Pourquoi les taux sont-ils bon marché ? Pas d'inflation, une banque centrale européenne qui inonde le marché de liquidités à bas coût, des indices financiers en baisse (l'Obligation assimilable du Trésor à dix ans perd 0,16 % en 20 jours) : l'argent coûte de moins en moins cher. Du coup, les banques ont les moyens d'appliquer des taux immobiliers proches de leur plancher historique. Et pour séduire les meilleurs clients (revenus stables, bon potentiel professionnel, etc.), elles sont prêtes à offrir de très bonnes conditions. « Les taux sont repassés sous la barre des 2 % pour les excellents dossiers, que ce soit sur quinze ans ou sur vingt ans », observe Maël Bernier.
Taux bas : quels avantages ? Pour les acheteurs de logements neufs, les conditions actuelles de crédit constituent une vraie aubaine. Pour une même échéance mensuelle, on peut naturellement emprunter davantage. Il est aussi possible de réduire la mensualité pour respecter la règle des 33 % (on ne peut pas consacrer plus d'un tiers des revenus aux remboursements) tout en conservant une bonne capacité d'emprunt. Les investisseurs en locatif, eux, remarqueront que leur opération est de plus en plus rentable : le taux moyen toutes durées confondues est à 2,20 % selon l'Observatoire du financement CSA/Crédit Logement, alors que le neuf rapporte dans les 3,50 % en moyenne. Sans compter les avantages fiscaux comme le Pinel !
Comment bien emprunter ? La priorité, c'est de soigner le profil d'emprunteur pour montrer à la banque que l'on est bien capable de rembourser. Les comptes en banque doivent être gérés en bon père de famille (pas de découvert, les crédits à la consommation doivent concerner des besoins essentiels comme la voiture). En couple, mieux vaut que l'un des emprunteurs soit titulaire d'un CDI. Un peu d'apport personnel est bien vu. Il ne faut pas oublier les aides. En 2016, le PTZ (un crédit gratuit qui aide les primo-accédants) est dopé. Et il peut servir d'apport. Autre condition pour bien emprunter : consulter plusieurs banques pour mettre les propositions de prêt en concurrence. En n'oubliant pas de prendre en compte le taux, mais aussi le coût des garanties et des assurances.