Dijon : un nouveau quartier s’engage dans la sobriété énergétique

S’étendant sur 5 hectares aux abords de l’Ouche, l’ancien quartier des tanneurs renaît grâce à une programmation mixte, centrée sur la résilience urbaine. Explications.

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À Dijon, le futur écoquartier du Pont des Tanneries apporte des réponses contemporaines aux pratiques de conception urbaine. Le but ? S’adapter aux enjeux climatiques et sociétaux de demain en apportant aujourd’hui des réponses adaptées, tirant sa force de l’omniprésence de l’eau.

Un quartier mixte, pour tous. Le vivre ensemble sera au cœur du projet ; pour favoriser le mélange des genres, permettre la rencontre et le lien social, des logements familiaux côtoyons une résidence pour seniors ainsi qu’un espace de coliving : cette nouvelle offre de logements en colocation, inédite sur la métropole, proposera de nombreux services mutualisés. La présence de services et de commerces de proximité facilitera la vie quotidienne des habitants et des usagers du quartier.

Pour une alimentation durable et locale. L’agriculture urbaine sera au cœur de l’ADN du quartier : ainsi plus d’un demi-hectare de terrain sera réservé au maraîchage et accueillera un espace de débarrassé de tout apport phytosanitaire, et cultivé par un professionnel local. L’écoquartier du Pont des Tanneries donnera donc accès à une alimentation locale plus saine, moissonnée dans le respect des principes de l’agroécologie. La création de ce circuit « ultra-court »vise au partage des ressources entre la ville et le monde agricole en contribuant directement au renforcement de l’autonomie de la métropole dijonnaise.

Réhabiliter l’ancien. Pour conserver l’âme de ce lieu chargé d’Histoire, la préservation du patrimoine en réhabilitant l’existant (qu’il s’agisse de murs anciens, de pont de pierre ou même de maisons) a été le fil rouge qui a inspiré Linkcity France, l’Atelier Philippe Madec et Plages Arrière Architectes au cours  de l’élaboration de cette « nouvelle Bruges », dont les travaux devraient être finalisés d’ici 2026. Les nouveaux bâtiments ont été dessinés pour s’inscrire en écho au tissu faubourien environnant : les briques, notamment, colorées et assemblées selon divers procédés, constitueront une part essentielle de l’identité visuelle de ce nouveau quartier.

Innovant et durable. Tout bâtiment aura a minima le label E2C1 et bénéficiera du prolongement du réseau de chauffage urbain. Matériau durable par essence, la brique se fera également le témoin de l’ambition écologique du futur quartier. Afin d’améliorer le confort thermique estival des futurs habitants et usagers, les équipes R&D de Bouygues Construction se sont basées sur une modélisation de canicule à l’échéance 2050. L’objectif ? Optimiser l’aménagement et créer des « espaces urbains de fraîcheur » (notamment au cœur des îlots privés et autour de la Darse — ce jardin inondable de 600 m² — et de ses 150 mètres de quais piétonniers). En faisant réapparaître l’Ouche, en faisant de ses dérivations un élément structurant du quartier, en créant de nouvelles zones humides, les concepteurs réduiront également significativement les risques d’inondation, tout en favorisant en favorisant la biodiversité urbaine.

Quelques dates : 2022 verra la réhabilitation des maisons faubouriennes existantes. En 2024 aura lieu la livraison de la première phase de construction. Enfin, 2026 verra l’achèvement des travaux du quartier du Pont des Tanneries. Renseignements :


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