EcoQuartiers : un label encore plus ambitieux

Les EcoQuartiers ne s’endorment pas sur leurs lauriers. Après sept ans d’existence, leur labellisation devient encore plus exigeante avec ce nouveau référentiel.

© Ministère du logement, de l'égalité, des territoires et de la ruralité

Les EcoQuartiers entrent de plain-pied dans le XXIe siècle. Ils voient le jour sur des territoires dynamiques et sont synonymes de qualité urbaine, de santé et de bien-être. Le nouveau référentiel voulu par la ministre du Logement et de l’Habitat durable, Emmanuelle Cosse, s’articule en effet autour de quatre nouveaux objectifs.

  • 500 EcoQuartiers pour tous labellisés en 2018.
  • Des EcoQuartiers pour tous les territoires, qu’ils soient urbains, péri-urbains ou ruraux.
  • Des EcoQuartiers qui seront labellisés tout au long de leur vie, du projet à la vie quotidienne des habitants.
  • Ces EcoQuartiers se veulent à l’avant-garde de la ville du futur, capables d’innover dans les domaines de l’habitat participatif, de la mobilité, de la santé, de la ville intelligente mais également dans ceux de l’économie circulaire et de la réversibilité.

« Les EcoQuartiers doivent produire des lieux de vie et de sociabilité. Valoriser des territoires. Créer des espaces complémentaires. En bref porter le projet d’une société inclusive qui défend des valeurs écologiques essentielles », a affirmé Emmanuelle Cosse.

Une dynamique de questionnement global. « Ce n’est pas de la science-fiction », a tenu à souligner Alain Jund, vice-président de l’Eurométropole de Strasbourg lors de la cérémonie de remise des Labels EcoQuartiers 2016. « C’est ainsi que se fabrique la ville de demain : grâce à des révolutions mineures qui permettent d’apporter tous ensemble des réponses concrètes aux défis énergétiques et climatiques. »

Penser global, agir local. Ce label présente toutes les garanties de sérieux : ce sont des experts tels ceux de l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) qui l’ont analysé. « Il propose à grande échelle des réponses locales aux problèmes globaux, et cette impulsion va pouvoir se poursuivre grâce à l’implication de tous », s’est enthousiasmé Laurent Girometti, directeur de l’Habitat, de l’Urbanisme et des Paysages. Les territoires sont effectivement demandeurs de solutions pour mettre en œuvre la COP 21 au niveau de l’habitat. Même si parfois des solutions de simple bon sens sont mises en œuvre : « la récupération de l’eau, nous le faisons depuis longtemps dans les villages », a ainsi fait remarquer Bernard Vauriac, président du Parc naturel régional Périgord Limousin.

Label français, labellisation internationale. En 2016, seize collectivités se sont engagées dans la démarche EcoQuartiers – Etape 1 (projet), dans six régions de France. Dix-neuf sont impliquées dans l’étape 2 (chantier). Douze ont atteint l’étape 3 (livré), soit 25 000 habitants et 11 000 logements dans six régions françaises. Et un premier label a été décerné à l’international et distingue la ville japonaise de Funabashi.

Au cours des prochains jours, Immoneuf vous proposera de découvrir en détail les EcoQuartiers récompensés. Dès demain : le quartier du Hameau, à Saint-Jean-de-Braye (45).


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