Étude : la santé passée au crible du logement

Parce que nous y passons en moyenne 60 à 70 % de notre temps, notre logement occupe une place essentielle dans notre vie. Quel impact a-t-il sur notre santé physique et mentale ? Pour y voir plus clair et développer des solutions adaptées, un grand nom de la promotion immobilière a commandé une étude sur le rapport qu’établissent nos concitoyens entre leur logement et leur santé.

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Pour l’OMS (Organisation mondiale de la santé), la santé, droit fondamental de tout être humain,se définit, entre autre, comme « un état de complet bien-être physique, mental et social » : trois composantes essentielles, donc, qu’est venu sonder au travers du prisme du logement une étude menée par OpinionWay pour Cogedim.

Une prise de conscience due à la crise sanitaire. Avec l’irruption du Covid-19 et des différents confinements qui ont été mis en place pour faire face, nombreux sont les Français à avoir pris conscience de l'impact que leur logement pouvait avoir sur leur santé. Il faut dire que même sans être confinés, nous y passons entre 15 et 17 heures par jour en moyenne : selon ses qualités et ses défauts, notre « chez nous » peut incarner un soutien solide de notre équilibre global, ou au contraire être une source de stress ou de désagréments majeurs. À ce sujet, les réponses sont sans équivoque : 83 % des 2533 personnes interrogées pour les besoins de l’enquête ont estimé que leur logement avait un impact sur leur santé.

La qualité du logement : un enjeu central. 9 personnes interrogées sur 10 reconnaissent que la qualité de leur logement impacte les trois piliers santé décrits par l'OMS. Lorsqu'elle est en adéquation avec leurs attentes, elle fait positivement pencher la balance en faveur de leur santé sociale en devenant source d’une meilleure qualité de vie pour 79 % d’entre eux. Et 69 % estiment qu’un logement adéquat aurait un effet positif sur leurs relations avec les autres. La santé mentale est également citée, puisque près de 8 Français interrogés sur 10 estiment que la qualité de leur lieu de vie impacte leur bien-être et leur niveau de stress. Enfin, la santé physique est également passée au crible : 71 % des personnes interrogées estiment qu’un logement de qualité aurait un impact positif sur leur sommeil (68 %), leur santé respiratoire (67 %) et leur résistance aux maladies (67 %).

Quand le cocon devient poison. Parmi les ressentis négatifs ayant un impact sur leur santé au sein de leur logement, les personnes interrogées citent à 78 % la chaleur en été. Le bruit intervient quant à lui en deuxième position (63 %), suivi de près par le froid en hiver (54 %), le manque de place (50 %) et le manque de lumière (43 %). De façon inattendue, l’amélioration de la santé dans leur logement est la première raison qui pourrait inciter les Français à déménager (ils sont 41 % à être d’accord avec cette affirmation), loin devant la superficie (30 %), le prix (12 %) ou la sécurité (6 %), des préoccupations qu’on aurait pu croire prioritaires.

Archétype du logement idéal. La définition d’un logement « bon pour la santé » est assez simple : lorsqu’on interroge les Français, ils évoquent majoritairement la qualité de l’air intérieur (72 %), la présence d’espaces extérieurs et d’espaces verts (42 %) ainsi que le calme (40 %). L’isolation n’est pas oubliée : elle est citée par 39 % des personnes interrogées, tout comme la propreté du logement (39 %). Pour tous ceux que leur logement déçoit par ses manques, déménager devient un moyen d’améliorer leur niveau de stress, le bien-être de leurs enfants ou — développement du télétravail oblige, leur concentration — en se déplaçant pour un logement mieux isolé, plus calme, plus lumineux et mieux aéré.

Qui sont les acteurs de cette amélioration ? Parmi les personnes interrogées, 49 % estiment que les professionnels de l’immobilier sont les premiers acteurs responsables de l’amélioration de la santé dans le logement. Un avis partagé par Vincent Ego, Directeur général de Cogedim : « À travers cette étude, nous voulons développer une prise de conscience à l’échelle de l’ensemble des acteurs de l’immobilier et que cela contribue à desserrer les freins de la construction. Le logement neuf est en effet un levier essentiel pour accélérer le développement des solutions santé dont les Français ont besoin aujourd’hui. Nous avons collectivement la responsabilité d’agir. »

Logements plus sains : quelles solutions ? La maîtrise de la température et l’amélioration de la qualité de l’air sont les mesures prioritaires citées par les Français interrogés pour rendre leur logement plus sain. En ce sens, plusieurs solutions concrètes sont privilégiées : installer un système de ventilation pour renouveler l’air et réduire l’humidité au sein du logement, utiliser des peintures peu polluantes, ou encore, installer des fenêtres oscillo-battantes pour faciliter le renouvellement de l’air intérieur... L’ajout de protections solaires et la création d’espaces extérieurs pour réguler la température (à l’aide d’espaces verts et de terrasses végétalisées) sont également des solutions à mettre en œuvre pour apporter un peu de fraîcheur en été et un sentiment de bien-être toute l'année...


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