Grand Paris : six leçons pour révolutionner la ville

Une e-arena à Pont de Rungis. Un Centre Pompidou hors-les-murs à Clichy-la-Garenne. Des chauffages intelligents à Villejuif. Le Grand Paris se dessine sous le signe de l’innovation. On fait le point sur les programmes les plus ambitieux récompensés dans le cadre du concours Inventons la Métropole du Grand Paris.

© Groupe Duval

Quel sera le visage de la ville du futur ? Les opérations récompensées dans le cadre de l’appel à projets "Inventons la Métropole du Grand Paris" apportent une première réponse à cette éternelle question. Mais attention, point d’écrans géants à la Blade Runner ou d’immeubles tentaculaires à la Star Wars. Au contraire, ces projets ont pour vocation de repenser le tissu urbain afin de le rendre à ses habitants. Il faut recréer du lien social, réinventer les façons d’habiter et de travailler, redonner sa place à la nature : bref imaginer une nouvelle façon de vivre en ville. Et si le Grand Paris inspirait les urbanistes pour les années à venir ? La preuve en 6 leçons, avec une sélection des projets lauréats les plus innovants.

Leçon n°1 : Moderniser l’histoire

Projet : « La Maison du Peuple »

A Clichy-la-Garenne dans les Hauts-de-Seine (92) se trouve la Maison du Peuple, un bâtiment historique réalisé par quatre architectes de renom : Marcel Lods, Eugène Beaudouin, Jean Prouvé et Vladimir Bodiansky. Construite entre 1935 et 1938, elle est devenue un emblème pour la ville et le quartier. Stratégiquement, le monument se trouve à proximité de la future gare de la ligne 14 ce qui renforce sa position dans la métropole. Avec cette opération, le Groupe Duval a dû faire face à un défi de taille : comment moderniser cet immeuble classé sans le dénaturer et en conservant son esprit ? « Le secret est dans l'innovation. », assure François Michot, directeur régional Ile-de-France de la promotion immobilière du groupe Duval. Le site s’étend sur près de 15 000 m².

© Groupe Duval

Du côté de la conception architecturale, Rudy Ricciotti, LBA+Holzweg Architectes et Pierre Dufour se sont associés pour définir les lignes de ce nouvel ensemble. Ils ont imaginé un volume (plus exactement une tour) placée en équilibre sur la Maison du Peuple. « L’idée était de créer une indépendance entre le bâtiment historique et la tour. Cette réalisation sera un signal architectural d’exception pour la ville », détaille François Michot.

Des partenariats culturels. Mais l’architecture n’est pas le seul point clé de cette opération. Il faut aussi donner un nouveau dynamisme à la Maison du Peuple. Les 1 600 m² du rez-de-chaussée seront consacrés à un grand espace mêlant fooding, gastronomie, restauration, librairie ou encore garderie. Le premier étage abritera lui de nombreuses animations liées au monde de la culture, de l’art et du design. Le centre Georges-Pompidou (qui présentera ses collections hors-les-murs) et Scintillo sont en charge de ce nouveau lieu et de la programmation culturelle. « Les manifestations proposées s’adresseront à tous les publics », note François Michot. La Mezzanine accueillera un espace de co-working et un incubateur de start-up.

© Groupe Duval

Un espace modulable. La Maison du Peuple est un petit bijou mécanique. Sa structure amovible (avec cloisons mobiles et toits rétractables) est étudiée dans toutes les écoles d’architecture. Cette modularité permet à la salle des fêtes de s’adapter en fonction des besoins pour devenir une salle de cinéma ou même un marché.  

Un bâtiment multifonction. La tour se composera de plusieurs types d’habitations. L’hôtel quatre étoiles Hyatt Centric Lifestyle est un concept inédit dans la métropole. On y trouvera 100 chambres ainsi qu’un restaurant panoramique. Dans les étages les plus hauts seront créés une centaine de logements de standing (duplex, loggias, terrasses) dont la vue imprenable sur  Paris devrait lui garantir le succès. Le toit de la tour devrait devenir un espace partagé et vivant avec l’installation de ruches et de potagers.

Leçon n°2 : Construire avec les habitants

Projet : « A la croisée des S(cé)ens »

© Nacarat / Visuel issu de l’avant-projet présenté en phase concours

Direction Sceaux dans les Hauts-de-Seine (92). La place du Général-de-Gaulle située le long de l’axe historique de la ville est actuellement un grand point routier très emprunté puisque deux routes départementales s’y croisent. Nacarat, en co-promotion avec Pitch, et l’aménageur Citallios, a proposé un projet ayant pour ambition de redessiner complètement ce site de plus de 12 000 m². « Nous souhaitons faire mieux cohabiter les moyens de transport au profit d’une grande place publique animée tout au long de la journée », détaille Eric Dutilleul, directeur de Région Ile-de-France de Nacarat. Cette opération doit donner une nouvelle dimension au centre-ville de Sceaux. Le projet prévoit aussi de redonner vie au Château de l’Amiral afin qu’il devienne un point d’attractivité pour la région.

Co-construction. A la croisée des S(cé)ens est une opération ambitieuse puisqu’elle s’inscrit dans une démarche de co-construction avec les habitants. La ville de Sceaux a ainsi lancé une grande consultation citoyenne intitulée « Parlons ensemble du centre-ville » pour imaginer ensemble le futur de la cité dans le cadre du Grand Paris. « Nous avons intégré à notre projet leurs attentes, leurs ambitions, leurs rêves... Nous travaillons en étroite collaboration avec eux pour redéfinir leur centre-ville », assure Eric Dutilleul. Pour l’instant, on sait que l’opération conservera l’esprit village de Sceaux avec la création de logements pour les familles et les étudiants. On comptera aussi un parking public, une place commerçante et piétonne qui renforcera celle que l’on trouve actuellement. « Les habitants souhaitent réellement disposer d’un espace convivial où ils pourront se retrouver », ajoute Eric Dutilleul. Et le Château de l’Amiral proposera une programmation attractive toute l’année.

© Nacarat / Visuel issu de l’avant-projet présenté en phase concours

Innovation. Dans le cadre du Grand Paris, Sceaux est la seule commune à avoir lancé une consultation citoyenne de cette ampleur en parallèle de l’appel à projets. « Les Scéens ont d’ailleurs eu la primeur de la présentation du projet », souligne Eric Dutilleul. Mais l’innovation continue puisqu’une phase de préfiguration jusqu’au démarrage des travaux est actuellement en cours. De quoi s’agit-il ? « Nous allons implanter sur le site des start-up, des associations locales, des lieux d’expression artistiques et culturels. Un vaste programme événementiel va voir le jour encourageant les habitants à s’approprier les lieux », explique Eric Dutilleul. Le site accueillera également une maison des projets qui sera un lieu d’échanges avec les citoyens sur l’avancement de l’opération.

Date de livraison prévisionnelle : horizon 2021

Leçon n°3 : S’inspirer de la nature

Projet « Ecotone »

© LUXIGON – Compagnie de Phalsbourg

Le site du Coteau à Arcueil dans le Val-de-Marne (94) est un emplacement stratégique de la future métropole. Il servira d’entrée sud au Grand Paris. Surplombant l’A6 qui rejoint la cpaitale, il bénéficie des dessertes du RER B et des futures lignes 14 et 15 du Grand Paris Express. « Il s’agit d’un site à la croisée de plusieurs territoires au sein duquel se trouve déjà un pôle santé et pôle lié à l’économie numérique », indique Olivier Raffaëlli, architecte au sein de l’Agence Triptyque Architecture.

Entre ville et nature.  Ecotone est un projet d’envergure porté par le groupement d’architectes Triptyque, Duncan Lewis et Oxo et Parc. D’autres partenaires comme la Compagnie de Phalsbourg, Engie Avenue, Codeurs & Compagnie et Hertel Investissement sont associés à cette opération unique en son genre. « Notre ambition est de construire un immeuble qui va faire le lien entre la ville et la nature. On veut rendre le coteau habitable et connecté directement aux communes alentour », explique Olivier Raffaëlli.

© LUXIGON – Compagnie de Phalsbourg

Copier la nature. Ecotone est un projet vert. « Mais notre démarche dépasse le simple engagement écologique, avec Ecotone nous souhaitons créer une véritable cité dédiée au biomimétisme », souligne Olivier Raffaëlli. Le biomimétisme ? C’est tout simplement s’inspirer de la nature pour trouver la réponse à toute une série de problématiques quotidiennes. Ainsi l’architecture du bâtiment reprendra les caractéristiques de réalisations que l’on trouve dans la nature, du nid d’oiseau à la ruche d’abeilles. 

Un bâtiment végétal. Ecotone sera un bâtiment entièrement en bois, l'un des plus grands d’Europe. Mais au-delà de sa structure végétale, il sera vraiment un immeuble paysage. On y trouvera des jardins habités, des serres en intérieur et en extérieur. Il y aura également un patio qui fonctionnera comme une termitière. Il aura ainsi une couverture amovible qui s’ouvrira et se fermera selon le climat extérieur.

© LUXIGON – Compagnie de Phalsbourg

Une opération complète. Le programme comprend un pôle tertiaire qui s’attachera à proposer un cadre de travail sain pour les usagers, des commerces de proximité et un pôle de restauration responsable. Ils ont également prévu la création d’un pôle santé et d'un pôle sportif, d’un hôtel, d’une résidence de chercheurs et de jeunes actifs et d’une crèche. « Nous voulions créer un lieu intergénérationnel et mixte qui viendrait nourrir l’environnement existant déjà riche », commente Olivier Raffaëlli.

Leçon n°4 : Habiter des lieux atypiques

Projets : Campus Cachan et L’Hospitalité

Altarea Cogedim a remporté deux projets urbains dans le cadre de l’appel à projets" Inventons la Métropole du Grand Paris". Campus Cachan et L’Hospitalité au Kremlin-Bicêtre, situés tous les deux dans le Val-de-Marne (94), ont en commun de proposer des espaces de vie inédits et insolites. Mais surtout ces lieux de vie sont adaptés à l’évolution des modes de vie des habitants des grandes métropoles.

© Altarea Cogedim

Vivre sur un campus. L’ancienne Ecole normale supérieure (ENS) installée sur un campus de 12 hectares était l'un des emblèmes de la ville de Cachan. Mais maintenant que la célèbre école prend ses quartiers à Gif-sur-Yvette, le site a besoin de trouver un autre usage. « Mais la municipalité a fait le choix de conserver l’esprit des lieux en proposant une déclinaison vivante autour du campus », explique Philippe Jossé, directeur général de Cogedim.

Un campus habité. L’agence d’architectes urbanistes TVK a développé en collaboration avec Altarea Cogedim un projet de campus habité. Le concept ? Créer un lieu unique en son genre qui mélange des usages habituellement séparés. 240 logements à destination des familles en libre accession seront disponibles, ainsi qu’une soixantaine de logements sociaux. On trouvera également une petite résidence de 30 logements à destination des chercheurs (proposés en colocation). Et pour répondre aux besoins de tous ces nouveaux habitants, des commerces, des services et un grand espace sportif seront réalisés. « Cela permet de faire le lien entre l’environnement du campus, qui est déjà pavillonnaire, et des espaces verts », précise Philippe Jossé. La Grande Clairière va prendre une nouvelle ampleur et devenir un lieu de rencontres et d’échanges.

Réhabilitation et innovation. Deux anciens bâtiments du campus seront rénovés. L’un des deux abritera un incubateur de start-up innovantes et des espaces de co-working. « Ce projet est vraiment basé sur le vivre ensemble et le partage», insiste Philippe Jossé. L’installation d’un parking mutualisé et d'un pôle de mobilité qui proposera vélos et trottinettes électriques aux deux populations du campus est prévu. Une école d’ingénieurs qui se trouve sur place participera à l'éco-conception des logements étudiants.

Date de livraison prévisionnelle : horizon 2024

© Altarea Cogedim

Vivre dans un arbre habité. Au Kremlin-Bicêtre, le projet de l’Hospitalité est vraiment atypique. Il s’agit d’une tour végétalisée qui proposera des jardins terrasses colonisables de 30 à 100 m². « Cette option permettra aux futurs habitants de construire une pièce supplémentaire pour correspondre à l’évolution de leurs besoins. Ce sera donc de vrais logements modulables et les modifications éventuelles seront inscrites dans le règlement de la copropriété », commente Philippe Jossé.

Un site particulier. « Le terrain présente un vrai défi car d’un côté c’est l'un des endroits qui offre le plus de visibilité sur la région parisienne et de l’autre il faut respecter de nombreuses contraintes liées à la présence de l’hôpital à proximité », explique Philippe Jossé. L’enjeu principal est autour de la vue. Grâce à la situation en hauteur, les futurs habitants profiteront du panorama et un mur végétal va être construit sur l’hôpital pour éviter le vis-à-vis.

Un objet architectural. Cet arbre habité est dessiné par la Maison Edouard François et mis en lumière par l’artiste Yann Kersalé. Il abritera une centaine de logements (sociaux, familiaux en accession, à prix maîtrisé) et 900 m² de commerces en rez-de-chaussée. Une résidence de 90 chambres pour les étudiants et les chercheurs est également prévue.

© Altarea Cogedim

Des hauteurs animées. Dans les derniers étages de cet immeuble végétal (incluant un large rooftop), un lieu d’un genre nouveau géré par Le Grand Réservoir viendra donner de la vie à cet ensemble architectural. Toute l’année, de nombreuses activités et animations seront au programme. Un espace de bar et de restauration complétera l’aménagement des hauteurs.

Date de livraison prévisionnelle : 2022

Leçon n°5 : S’implanter dans la vie locale

Projets : Coteau en commun et Cœur de quartier

Le Groupe Pichet a été désigné lauréat sur cinq opérations de l’appel à projets "Inventons la Métropole du Grand Paris". Immoneuf a choisi de vous en présenter deux : l'un prendra place à Villejuif dans le Val-de-Marne (94) et l'autre à Bondy en Seine-Saint-Denis (93). Bien que très différents sur le papier, ces deux programmes innovants partagent la même philosophie : vouloir améliorer la vie des habitants au niveau local en les impliquant ou en développant le patrimoine existant.

© Groupe Pichet

Espace préservé. A Villejuif, le site Bizet profite d’un environnement pavillonnaire et d’un large jardin. « La ligne directrice du projet Coteau en commun était de ne surtout pas faire de densité mais au contraire des logements de faible hauteur et de conserver une partie du jardin », explique Rodolphe L’Hotellier, directeur régional Ile-de-France du groupe Pichet. Le programme de 180 logements conçu par Pichet et l’Agence d’architectes Nicolas Michelin & Associés combinera les qualités de la maison individuelle et celles du collectif. Certains bâtiments comprendront une pièce en plus appelée le Cocon. Tous les habitants pourront la réserver et l’utiliser selon leurs besoins.

Esprit vert. Les bâtiments ne dépasseront pas les deux étages et seront surtout agrémentés de nombreux espaces verts. « La nature aura une place prépondérante dans ce projet avec une coulée verte, un jardin écologique et des terrasses fruitières », commente Rodolphe L’Hotellier. Une maison de la biodiversité est également au programme. Elle sera gérée par la Ligue de Protection des Oiseaux en même temps qu’un vaste jardin appartenant à la copropriété mais ouvert à certaines heures au grand public. C’est un partenariat gagnant gagnant. D’abord pour la ville qui était à la recherche d’un jardin et pour la copropriété qui n’aura pas besoin d’en assumer la charge.

© Groupe Pichet

Innovation. Coteau en commun disposera aussi d’une conciergerie solidaire gérée par le Groupe Pichet. Elle proposera services, animations et accueil des nouveaux habitants. « Le principe pour les animations sera de faire travailler les entreprises locales et éco-responsables », souligne Rodolphe L’Hotellier. La dernière innovation du programme concerne le chauffage. Certains appartements seront équipés de radiateurs intelligents capables de produire de la chaleur numérique. Et comme ils seront également connectés, toute une série d’options seront disponibles comme une alarme, un détecteur de présence, des enceintes...

© Groupe Pichet

Créer du lien social. Cœur de quartier situé à Bondy a pour vocation de participer au nouvel élan du secteur Noue Caillet. La ville souhaite favoriser l’accession dans ces nouveaux quartiers afin de mixer les populations. Pichet avec l’agence d’architecture Advento va réaliser 250 logements en accession libre. « Il s’agira d’un ensemble de petites copropriétés dont l’architecture sera assez différente de ce que l’on trouve dans le quartier », note Rodolphe L’Hotellier. Un bâtiment conçu par l’Atelier Cantal-Dupart sera ainsi bâti sur une structure porteuse en pierre et en bois.

© Groupe Pichet

Soutenir et dynamiser. Les riverains seront impliqués dans le projet. Différents ateliers d’animation autour des matériaux et des modes de construction seront ainsi organisés. « Mais surtout cœur de quartier abritera plusieurs associations locales dont un centre d’accueil destiné à soutenir les femmes isolées », souligne Rodolphe L’Hotellier. Et les rez-de-chaussée seront dits actifs c’est-à-dire qu’on trouvera différents espaces d’activités, de commerces, d'artisanats, de professions libérales qui seront si possible en lien avec le centre associatif. Un incubateur de microentreprises, un espace de co-working et un commerce alimentaire de proximité sont ainsi au programme. « Dans cette opération, la logique d’occupation des locaux aura de l’impact dans la vie locale », conclut Rodolphe L’Hotellier

Date de livraison prévisionnelle : 1er semestre 2021

Leçon n°6 : Faire la part belle au digital

Projets : Tour Horizons et la Scène Digitale

Bouygues Immobilier s’est vu désigné lauréat sur quatre sites de l’appel à projets "Inventons la métropole du Grand Paris" dont la tour Horizons à Courcouronnes dans l’Essonne (91) et Parc en Scène situé sur le territoire de deux communes (Thiais, Orly). Ces deux projets sont conçus notamment autour de l’innovation numérique.

© Bouygues Immobilier

Un emplacement stratégique. A Courcouronnes, l’hôpital Louise-Michel fermé depuis 2012 va bientôt renaître. Situé à l’interstice entre un quartier politique de la ville et une ZAC en devenir. « La future Tour Horizons de par sa programmation hybride va permettre de recréer  du lien à l’échelle du quartier et de la ville » indique Blandine Bouclier, chef de projet UrbanEra/Bouygues Immobilier.  

Une architecture symbolique. Portée par UrbanEra, la direction Grands Projets Urbains de Bouygues Immobilier et dessinée par l’agence d’architectes Castro Denissof et Associés, la Tour Horizons redeviendra, à l’instar de l’hôpital, un signal fort sur le territoire. L’usage de la brique blanche et la végétalisation lui apporteront un nouveau souffle, une nouvelle légèreté. La construction du bâtiment s’inscrit dans une démarche bas carbone. Le chantier respecte le principe de l’économie circulaire : « 90 % des matériaux récupérés seront recyclés. » précise Astrid Rigout, responsable technique UrbanEra.

Se différencier. Le bâtiment accueillera un espace de formation numérique et un cluster axé sur l’autonomie des personnes dépendantes développé en partenariat avec l'école d'ingénieur (ENSIIE). «La programmation hybride doit permettre de créer des synergies, plus qu’un projet immobilier, c’est un véritable projet de développement social », explique Blandine Bouclier.

© Bouygues Immobilier

Une offre riche. La Tour Horizons abritera également une résidence intergénérationnelle de 43 logements, des logements atypiques dotés de duplex, d’espaces généreux et de belles hauteurs sous plafond, une crèche, un espace culturel polyvalent et un restaurant sur le toit terrasse. Une aile du bâtiment sera dédiée au restaurant et l’autre aux habitants qui pourront se retrouver pour des moments de convivialité. « La Tour doit être ouverte sur le territoire tout en respectant l’intimité de ses habitants », précise Blandine Bouclier

Date de livraison prévisionnelle : 2022

Ambition digitale. Bouygues Immobilier en partenariat avec Sogeprom et Linkcity vont s’attaquer à une réalisation d’ampleur métropolitaine : La Scène digitale. Cette opération qui va relier deux territoires (Thiais et Orly) sera mixte puisqu’elle mélangera animations, commerces, services et logements. « On y trouvera une e-arena, un espace dédié à la réalité virtuelle et au e-sport », déclare Laurent Mallet, directeur grand projet et diversification Ile-de-France. Ça sera évidemment un lieu de spectacle et d’attractivité. Des locaux seront spécialement prévus pour accueillir des entreprises liées au secteur numérique.

Une programmation variée. Parmi les autres activités proposées sur ce nouveau site, un pôle hôtelier, des espaces de formation et 980 logements sur le secteur 1 à Thiais. Le secteur 2 à Orly abritera 1 680 logements, des résidences étudiantes et un foyer médicalisé. Ainsi c’est tout le parcours résidentiel qui sera représenté dans cette opération. Le style architectural sera différent selon les zones afin que chaque secteur ait sa propre personnalité.

Cohabitation sur le long terme. Le défi avec ce projet est d’imaginer lieu vivant et évolutif, conçu pour s’installer sur le long terme. Les logements seront modulaires. « Les propriétaires d’un trois pièces pourront par exemple acheter le studio juste à côté et les cloisons seront amovibles afin de faciliter l’agrandissement des espaces intérieurs », explique Laurent Mallet. Des espaces partagés situés en rez-de-chaussée seront disponibles pour les habitants et réservables selon leurs besoins.

Date de livraison prévisionnelle : 2024

Le Grand Paris au Pavillon de l’Arsenal

Si vous souhaitez en savoir plus sur l’ensemble des projets lauréats, sachez que le Pavillon de l’Arsenal organise une grande exposition sur le thème « Inventons la Métropole du Grand Paris ». Vous avez jusqu’au 4 mars pour venir admirer les 153 opérations récompensées lors de cet appel à projets. L’idée est de permettre au visiteur de se projeter dans le futur avec la mise en œuvre virtuelle de chacun de ces projets et prendre conscience du nouveau paysage métropolitain.

Inventons la Métropole du Grand Paris, jusqu’au 4 mars au Pavillon de l’Arsenal. 21, boulevard Morland, Paris IVe. Ouvert du mardi au dimanche de 11 h à 19 h. Entrée gratuite. www.pavillon-arsenal.com 


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