Le marché lyonnais a affiché une belle santé en 2016. Plus de 5 300 logements neufs ont été en effet vendus dans la métropole selon Cecimobs*, un chiffre en progression de 12 % par rapport à 2014. Un niveau dactivité élevé qui lui permet de dépasser 2009 (5 213 réservations).
Limpact du Pinel. Sans surprise, cest linvestissement locatif qui a dynamisé le marché. Le dispositif Pinel qui a trouvé ses marques progressivement a représenté en 2015 pas moins de 43 % des ventes de logements neufs contre 35 % en 2014. Les accédants à la propriété ont été également actifs avec 35 % des réservations, soit une hausse de 7 % par rapport à 2014.
Des actions pour soutenir laccession. Ces bons chiffres témoignent de la politique volontariste menée par la métropole de Lyon via différents dispositifs destinés à favoriser laccession. Le plan 3A plafonne en effet le prix des logements selon les secteurs géographiques de 2 800 à 3 600 € le mètre carré. Des primes de 3 000 et 4 000 €) sont également versées aux acquéreurs.
Rénovation urbaine. La métropole de Lyon sest également engagée depuis de nombreuses années dans une politique de rénovation urbaine de ses quartiers avec lAgence nationale de la rénovation urbaine (ANRU). Pour diversifier lhabitat et diminuer le nombre de logements sociaux dans certaines communes comme Bron ou Vaulx-en-Velin, des programmes de logements neufs ont été vendus avec une TVA réduite (5,5 % ou 7 %) aux acquéreurs dont les ressources ne dépassent pas un certain plafond. En 2015, ces ventes ont représenté 30 % du marché de laccession à la propriété.
Offre en baisse. Si 2015 saffirme comme un bon millésime, les acteurs du marché font preuve dune certaine prudence quand il sagit de se projeter dans les douze prochains mois. Car loffre commerciale proposée aux acquéreurs est orientée à la baisse (- 17 %), passant ainsi de 4 784 logements fin 2014 à 3 962 à la fin de lannée 2015. Loffre représente seulement 9 mois de commercialisation, un niveau insuffisant pour satisfaire un marché où la demande est toujours aussi forte.
Les risques ? Une hausse du prix de vente des logements alors que ce dernier a fait preuve dune grande stabilité pour sétablir à 3 939 €/m² dans la métropole. Les promoteurs ayant réduit leurs marges pour compenser la hausse du prix des terrains et celle de la construction. Deuxième risque pointé par les professionnels : une baisse des réservations car les accédants à la propriété et les investisseurs bénéficieront dun choix plus restreint tant en terme de surfaces que de localisation.
*Cecimobs est une structure spécialisée dans létude du marché neuf de la métropole lyonnaise.