Immobilier : les ventes de logements neufs en hausse à Lyon en 2015

Jérôme Augereau
Mis à jour par
le 26 janvier 2016
Journaliste chez PAP.fr

Les ventes de logements neufs ont bondi de 12 % dans la métropole lyonnaise en 2015. Une activité dynamisée par les investisseurs et les accédants à la propriété.

© Nexity

Le marché lyonnais a affiché une belle santé en 2016. Plus de 5 300 logements neufs ont été en effet vendus dans la métropole selon Cecimobs*, un chiffre en progression de 12 % par rapport à 2014. Un niveau d’activité élevé qui lui permet de dépasser 2009 (5 213 réservations).

L’impact du Pinel. Sans surprise, c’est l’investissement locatif qui a dynamisé le marché. Le dispositif Pinel qui a trouvé ses marques progressivement a représenté en 2015 pas moins de 43 % des ventes de logements neufs contre 35 % en 2014. Les accédants à la propriété ont été également actifs avec 35 % des réservations, soit une hausse de 7 % par rapport à 2014.

Des actions pour soutenir l’accession. Ces bons chiffres témoignent de la politique volontariste menée par la métropole de Lyon via différents dispositifs destinés à favoriser l’accession. Le plan 3A plafonne en effet le prix des logements selon les secteurs géographiques de 2 800 à 3 600 € le mètre carré. Des primes de 3 000 et 4 000 €) sont également versées aux acquéreurs.

Rénovation urbaine. La métropole de Lyon s’est également engagée depuis de nombreuses années dans une politique de rénovation urbaine de ses quartiers avec l’Agence nationale de la rénovation urbaine (ANRU). Pour diversifier l’habitat et diminuer le nombre de logements sociaux dans certaines communes comme Bron ou Vaulx-en-Velin, des programmes de logements neufs ont été vendus avec une TVA réduite (5,5 % ou 7 %) aux acquéreurs dont les ressources ne dépassent pas un certain plafond. En 2015, ces ventes ont représenté 30 % du marché de l’accession à la propriété.

Offre en baisse. Si 2015 s’affirme comme un bon millésime, les acteurs du marché font preuve d’une certaine prudence quand il s’agit de se projeter dans les douze prochains mois. Car l’offre commerciale proposée aux acquéreurs est orientée à la baisse (- 17 %), passant ainsi de 4 784 logements fin 2014 à 3 962 à la fin de l’année 2015. L’offre représente seulement 9 mois de commercialisation, un niveau insuffisant pour satisfaire un marché où la demande est toujours aussi forte.

Les risques ? Une hausse du prix de vente des logements alors que ce dernier a fait preuve d’une grande stabilité pour s’établir à 3 939 €/m² dans la métropole. Les promoteurs ayant réduit leurs marges pour compenser la hausse du prix des terrains et celle de la construction. Deuxième risque pointé par les professionnels : une baisse des réservations car les accédants à la propriété et les investisseurs bénéficieront d’un choix plus restreint tant en terme de surfaces que de localisation.

*Cecimobs est une structure spécialisée dans l’étude du marché neuf de la métropole lyonnaise.


La rédaction vous conseille