Immobilier neuf : ruée sur le neuf en Ile-de-France

Jérôme Augereau
Publié par
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Journaliste chez PAP.fr

Le marché du neuf ne connaît pas la crise en Ile-de-France ! Plus de 9.000 logements ont été achetés au 1er trimestre 2018. Si la demande est soutenue, l’offre, bien qu’orientée à la hausse, reste insuffisante.

© Vinci immobilier

Le marché du neuf est toujours aussi dynamique en Ile-de-France ! 9 200 logements ont été en effet réservés au 1er trimestre 2018, soit une hausse de 5% par rapport à la même période en 2017 selon l’agence départementale d’information sur le logement de Paris (Adil 75). A l’exception de Paris et des Hauts-de-Seine, tous les départements franciliens bénéficient de cette activité soutenue par des taux d’intérêt qui demeurent très compétitifs.

Offre de logements en hausse. Pour alimenter ce marché abonné à la croissance, les promoteurs augmentent l’offre. Le nombre de programmes mis en vente progresse ainsi de 7% au 1er trimestre 2018 par rapport au 1er trimestre 2017, soit plus de 9 000 logements neufs. Les Hauts-de-Seine constituent le principal gisement de la petite couronne, soit 40% du total. En grande couronne, ce sont les secteurs de la Seine-et-Marne et du Val-d’Oise qui accueillent la moitié des programmes résidentiels.

Des appartements vendus rapidement. Bien qu’orientée à la hausse, cette offre ne parvient pas cependant à répondre à la demande. Pour preuve, les délais de commercialisation très courts observés en Ile-de-France. Seuls 9,3 mois sont nécessaires pour commercialiser une résidence, un délai très court qui témoigne d’un marché sous tension. C’est d’ailleurs en petite couronne que les immeubles se vendent le plus vite, sept mois pour des résidences proposées dans les Hauts-de-Seine. Les délais sont par contre plus longs en grande couronne. En Seine-et-Marne et dans les Yvelines, une année est nécessaire pour vendre une opération, un délai qui témoigne d’un marché équilibré entre demande et offre commerciale.   

Prix stables. Côté prix, c’est plutôt la stabilité qui prédomine, les logements neufs se vendant en moyenne 4 884 €/m² en Ile-de-France, soit une hausse de 1%. C’est notamment le cas en petite couronne comme la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne. Les acquéreurs de la grande couronne assistent par contre à une hausse des valeurs soit 11,3% pour l’Essonne et 7,5% pour les Yvelines par exemple. Les prix du neuf s’établissant respectivement à 4 072 €/m² et 4 614 €/m².

Pénurie de neuf à Paris
1% des ventes de l’Ile-de-France ! C’est ce que représente le volume de réservations de logements neufs réalisées dans la capitale au 1er trimestre 2018, soit 100 transactions selon l’Adil 75 alors que plus de 8 700 logements ont changé de main dans l’immobilier ancien de février à avril 2018 selon les notaires de Paris Ile-de-France.
La promotion immobilière est presque inexistante à Paris ! Pourquoi ? Concevoir un programme de logements neufs est extrêmement difficile car les promoteurs ont des difficultés à trouver un foncier, les terrains étant généralement attribués au développement de logements sociaux. Et les coûts de construction sont également élevés car construire en secteur urbain dense est onéreux ! Aucune nouvelle opération de logements neufs n’a d’ailleurs été commercialisée au 1er trimestre 2018 ! Les acquéreurs doivent donc se contenter des fins de commercialisation d’opération dont les prix atteignent en moyenne 11 300 €/m². Dans le nord-est de la capitale, le prix des logements n’excède pas 10 000 €/m².  


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