Avec près de 13 000 logements neufs vendus, soit une hausse de 18% en un an, le marché de la promotion privée a connu une année 2016 plutôt faste en Occitanie (Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées).
Le bilan apparaît dautant plus satisfaisant selon Xavier Bringer, président de la FPI Occitanie-Méditerranée, que les autres indicateurs sont eux aussi favorables : les mises en vente ont progressé de 22% (14 147 logements), loffre est restée quasiment stable (9 202 logements offerts à la vente, fin 2016, en hausse de 2%), le prix moyen au mètre carré habitable na progressé que de 1,5% (3 498 €) et la part prise par les propriétaires occupants a augmenté de 4 points (31% des ventes contre 27% en 2015).
Toulouse et Montpellier. Les deux métropoles régionales nont toutefois pas marché à lunisson, avec une progression de 24% sur laire urbaine (8 344 ventes) et de 28% sur lagglomération (7 215 ventes). « 2016 aura été un exercice de rattrapage après plusieurs mauvaises années. » Le constat est plus nuancé du côté de la métropole de Montpellier, où les ventes nont progressé que de 4% (3 597 logements vendus), après néanmoins un fort rebond en 2015 (+52%). « Cette faible augmentation est due à un manque doffre », commente Xavier Bringer. « En même temps que le Gouvernement appuie sur laccélérateur en soutenant la demande, il est capital quil desserre
également les freins qui ralentissent la production de logements : les recours abusifs, les normes envahissantes, la rétention
foncière. Faute dune amélioration substantielle, la production de logements neufs restera durablement insuffisante en volume mais également inadaptée dans ses réponses aux besoins des ménages. »
Des locomotives régionales. Alors que le marché de Midi-Pyrénées est presque exclusivement concentré sur laire urbaine de Toulouse, celui de lex-Languedoc-Roussillon laisse une place plus importante aux villes secondaires. A lexception de Nîmes, où le marché est au point mort, les agglomérations de Narbonne, Béziers et Perpignan ont connu en 2016 des augmentations supérieures à 30%. « Les promoteurs, qui avaient abandonné ces marchés, commencent à y revenir », constate Xavier Bringer.
Des aides à maintenir. Le passage de la ville de Montpellier en zone A, du dispositif Pinel, na pas fait grimper artificiellement les prix. « Il a en revanche grandement profité à la vente des logements et permis la production dune offre absolument nécessaire pour accompagner la croissance démographique », observe Xavier Bringer. De la même manière, le PTZ majoré est ici couronné de succès et vient en aide aux ménages des classes moyennes en leur facilitant laccès à la propriété (+16% des ventes à occupants). « Dans un contexte de remontée des taux dintérêt et un environnement politique incertain, les aides doivent être au minimum conservées en létat, voire être augmentées pour lachat dune résidence principale », poursuit le professionnel.
Prévisions 2017. S'il ne peut donner un prévisionnel précis des perspectives 2017, le président de la FPI Occitanie-Méditerranée se veut résolument optimiste quant à la poursuite de lactivité. « Les efforts pour libérer loffre et desserrer lensemble des freins qui ralentissent la production de logements semblent acceptés par les collectivités. Car cest bien loffre qui fait les prix de vente de limmobilier et le montant des loyers. »
Sur Toulouse, le nouveau prêt à taux zéro mis en place cette année par la ville, le Pat (prêt à laccession toulousain) complétera le PTZ national. « Cest un effort significatif, qui pourrait aider les primo-accédants à boucler leur budget », observe la FPI Midi-Pyrénées, « nous aimerions en effet trouver un meilleur équilibre entre linvestissement locatif et les ventes à propriétaires occupants ».