Immobilier neuf : l’offre se renouvelle à Montpellier

Bonne nouvelle : davantage de logements neufs sont mis en vente en Languedoc-Roussillon et à Montpellier. Une offre renouvelée qui va permettre d’alimenter un marché très demandeur.

© Marchinileo0/Pixabay

Bol d’air. Alors qu’au plan national les mises en vente de nouveaux logements plongent de 21% au troisième trimestre 2019 par rapport à la même période de 2018, elles progressent de façon spectaculaire sur l’ex-Languedoc-Roussillon et plus encore sur l’agglomération montpelliéraine. Selon la Fédération des promoteurs immobilier (FPI) d’Occitanie Méditerranée, les lancements commerciaux augmentent de 15% sur cette région aujourd’hui intégrée dans la vaste Occitanie et explosent de 76% sur la métropole de Montpellier.

Déblocage. Pourquoi ce rebond ? « C’est le fruit du déblocage de nombreuses opérations » répond la FPI Occitanie Méditerranée. Selon cette organisation, les nouveaux programmes ont été longtemps freinés par des lenteurs administratives, par des questions de fiscalité sur les permis de construire ou encore par des recours contre les autorisations d’urbanisme. On notera qu’il faut parfois plus de cinq ans pour lancer une nouvelle résidence.

Réalité. La hausse des mises en vente au troisième trimestre 2019 est à relativiser. A Montpellier, sur les neuf premiers mois de 2019, les lancements commerciaux reculent de 15% par rapport à la même période de 2018. « Cette diminution représente 675 logements qui n’ont pas été mis sur le marché » pointe la FPI d’Occitanie Méditerranée. L’offre globale de nouveaux logements baisse de 17% sur l’ex-Languedoc-Roussillon, un recul ramené à 3% sur Montpellier.

Tension. La hausse des mises en vente n’est pas suffisante pour alléger la tension qui règne sur le neuf à Montpellier. L’offre actuelle, sur l’agglomération, compte pour seulement 9,3 mois de fonctionnement du marché, alors qu’un délai d’une douzaine de mois est signe d’équilibre entre l’offre et la demande. Conséquence logique : les prix progressent de 6,6% en rythme annuel, pour atteindre en moyenne 4 186 €/m² hors parking en TVA normale à 20%.

Pinel. Autre chiffre : sur l’ensemble de l’ex-Languedoc-Roussillon, 1 167 logements neufs ont été vendus sur les neuf premiers mois de cette année, une chute 24% par rapport à la même période de 2018. Pourquoi ? Depuis début 2019, certaines villes ne sont plus éligibles à loi Pinel (elles sont situées en zone B2, laquelle n’est plus concernée par cet avantage fiscal depuis début 2019) et connaissent un fort recul des ventes (-80% à Béziers, -53% à Narbonne).

Relance. Dans les agglomérations de Béziers et de Narbonne, les besoins en logements neufs sont bien réels et la fin du Pinel freine le renouvellement de l’offre. C’est pourquoi la FPI d’Occitanie Méditerranée lance un appel aux services de l’Etat afin que ces marchés « puissent bénéficier d’un dispositif de renouvellement du Pinel en zone B2, au travers d’un quota de logements éligibles à l’année » explique Laurent Villaret, le président de cette organisation.


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