Lan dernier, 3 033 maisons et appartements ont été vendus sur lensemble de la Normandie, une progression de 9% par rapport à 2016 selon lOlonn (Observatoire du logement neuf en Normandie). Des chiffres supérieurs à ceux enregistrés au plan national. Sur l'ensemble de l'Hexagone, le nombre de transactions a progressé dun peu plus de 2% en 2017. Bref, la Normandie surperforme la France !
Argent pas cher. Pourquoi ce succès ? Les taux dintérêt sont restés très proches de leur plus bas niveaux, soutenant le pouvoir d'achat immobilier. Pour les prêts sur vingt ans, la moyenne a oscillé entre 1,70 et 1,80% hors assurances tout au long de lan dernier, contre 1,55% en novembre 2016, date du record historique à la baisse.
Coups de pouce. Les mesures de soutien au marché du neuf ont pleinement joué leur rôle. Le PTZ, un crédit gratuit réservé aux primo-accédants, a aidé des centaines de familles à concrétiser leur projet immobilier. Et les investisseurs ont été très nombreux à se lancer pour profiter de la loi Pinel, un avantage fiscal qui peut atteindre 63 000 € sur douze ans.
Ventes en hausse. Sur lagglomération Caen la Mer, 1 070 ventes ont été comptabilisées en 2017, une hausse de 3% par rapport à 2016. Avec 1 027 transactions, Rouen-Normandie enregistre un recul de 3%. « Des chiffres symboliques puisque la dimension de la population nest pas la même » indique Bruno Fusco, président dOlonn. « Caen la Mer compte environ 262 500 habitants alors que la métropole Rouen-Normandie en recense près de 490 000. »
Côté prix. Autres chiffres significatifs de ce marché : en 2017, 417 ventes ont été observées sur la Côte Fleurie, 337 sur la communauté dagglomération du Havre. Sur lensemble de la région, loffre de nouveaux logements atteint 2 866 maisons et appartements. Le prix moyen en TVA classique parking inclus sétablit à 3 511 €/m² (3 338 € à Rouen, 3 336 € à Caen, 4 450 € sur la Côte Fleurie et 3 400 € sur lagglomération havraise.
Quelles prévisions ? Pour 2018, le marché sera soutenu par un dispositif Pinel et un PTZ maintenus en létat jusquen 2021 dans les zones A et B1 (secteurs dits tendus). « Ces décisions fortes envoient un signal positif à nos acquéreurs potentiels », se réjouit Bruno Fusco. Autre bonne nouvelle : les taux devraient rester très bas cette année. Seuls bémols : dans les zones B2 et C, le Pinel va disparaître fin 2018 et sur ces secteurs, le PTZ dans le neuf est réduit de moitié, ce qui devrait un peu diminuer lactivité.