De nombreux dispositifs facilitent aujourdhui laccession à la propriété. Le Prêt à taux 0 %, par exemple, permet aux acquéreurs à revenus modestes ou moyens de boucler leur budget dans de bonnes conditions financières. La location-accession, ou la TVA à 5,5 % dans certains secteurs, ont fait depuis longtemps leurs preuves. Plus récent, le bail réel solidaire (BRS) redonne du pouvoir dachat immobilier en séparant le prix du logement de celui du terrain et en réduisant la TVA. Mais pour certains candidats à l'achat immobilier, ces mécanismes ne sont pas suffisants. Le budget des ménages qui démarrent dans la vie est parfois trop juste pour acheter de grandes surfaces proches de leur lieu de travail. Autres particuliers concernés : ceux qui ne sont pas en CDI ou fonctionnaires. Nombre dentre eux doivent faire face au durcissement des conditions demprunt. Tous restent confrontés à des prix du neuf en hausse, la faute à des terrains toujours plus chers et à des coûts de construction en pleine envolée.
Du T2 au T4. Pour répondre aux besoins en logement de ces ménages, le promoteur Ogic lance deux formules plutôt innovantes daccession progressive à la propriété. Baptisée APPI, la première permet à un jeune ménage dacheter un appartement plus grand et/ou mieux placé que ses moyens ne le lui permettent. Il en paye une partie, lautre étant financée par un investisseur institutionnel, en loccurrence Inli. Laccédant occupe le bien immédiatement et verse un loyer à cet investisseur institutionnel pour les pièces supplémentaires. En même temps, il rachète progressivement les parts de linvestisseur pour finir propriétaire du bien à 100 %. « Cette formule offre lavantage dacheter un T4 à terme alors que lon a les moyens dacheter un T2 au départ », avance le promoteur.
Parts de bien. Deuxième formule : Acquer. Elle sadresse à ceux qui ont du mal à emprunter en raison de leur statut (indépendants, seniors, personnes à risque de santé, etc.). Ici, le logement est détenu par une société civile immobilière (SCI). Au départ, le particulier achète 4 % des parts, les 96 % restants étant détenus par un investisseur institutionnel. « Le particulier achète de façon flexible et modulable les parts de linvestisseur et le coût de son occupation diminue chaque mois au fur et à mesure de son acquisition », explique le promoteur. Le ménage peut racheter davantage de parts si ses revenus augmentent sans passer devant le notaire. Pour Ogic, lavantage réside dans « le choix et les variations de mensualités en fonction des rentrées dargent de lacquéreur ».
Détails qui comptent. En matière de crédit, APPI et Acquer sont ouverts à toutes les banques, BNP Paribas ayant dores et déjà accepté de les financer. Quelle que soit la formule, les acquéreurs sont des copropriétaires comme les autres. Ils assistent aux assemblées générales et au-delà dun certain montant (gros travaux par exemple), les décisions sont prises en commun avec linvestisseur institutionnel. Les charges sont réparties au prorata (un acquéreur propriétaire de 20 % du bien paie 20 % des charges). Dans le cadre dAPPI, lacquéreur bénéficie dune garantie de revente tout en pouvant rester dans les lieux. En cas de décès, linvestisseur peut racheter les quotes-parts du particulier à la valeur dachat avec une décote de 5 % si laléa survient dans les cinq ans.