Neuf : la perle rare de l’immobilier parisien

Pierre Chevillard
Mis à jour par
le 8 janvier 2021
chez PAP.fr

Terrains très rares, complexité de la construction, longueur de montage des opérations : dans la capitale, l’offre de nouveaux logements se réduit alors que la demande reste réelle. Où trouver les opportunités ?

© PAP

Tendu le marché parisien de l’immobilier ? Et comment ? Internationalement réputée pour son art de vivre, son patrimoine mais aussi son rôle économique majeur, la Ville Lumière est très recherchée. Oui, mais voilà : l’offre de logements y est nettement inférieure à la demande. Chaque année, Paris enregistre entre 28 000 et 30 000 transactions dans l’ancien. C’est bien peu pour une ville de plus de deux millions d’habitants. Résultat : le mètre carré atteint des sommets. La moyenne s’établit à 10 700 € toujours pour l’ancien selon les Notaires du Grand Paris.

500 appartements en vente. Côté immobilier neuf, la conjoncture est encore plus tendue. 14 nouveaux logements (!) ont été mis en vente au troisième trimestre 2020 selon la dernière enquête Eclair des agences départementales d’information sur le logement d’Ile-de-France. Dans le même temps, 61 ventes ont été enregistrées. Compte tenu des rares programmes lancés sur les précédents trimestres, l’offre de logements neufs atteint péniblement 487 appartements à fin septembre 2020…

Foncier sous tension. Pourquoi ces chiffres sont-ils aussi faméliques ? Tout simplement parce que les terrains sont particulièrement rares. Le plus souvent, il faut démolir pour rebâtir, ce qui aussi long que compliqué. Et puis ces fonciers, il faut les rendre techniquement et juridiquement constructibles. Ce qui là encore prend beaucoup de temps. Forte densité oblige, les autorisations d’urbanisme font la plupart du temps l’objet de recours, allongeant encore la durée de montage des opérations.

Travail d’orfèvre. Il faut aussi dire que la construction de logements à Paris, ce n’est pas simple. La quasi-totalité de son territoire est protégé, d’où des formalités d’urbanisme bien plus complexes. Avec le Plan Paris Climat, les résidences doivent être plus performantes que ne l’impose la réglementation. Et puis bâtir dans la capitale, c’est de la dentelle : le sous-sol est parcouru de gaines et de tuyaux, il faut tenir compte  de l’impact du chantier sur la circulation et le voisinage… Bref, une grande expertise est nécessaire.

Cher mètre carré. Le corollaire de cette tension, ce sont des prix particulièrement élevés. Le mètre carré neuf moyen s’établit à 12 997 € du mètre carré hors parking, en hausse de 6,6% sur un an selon l’étude des Adil franciliennes. Le XVIIIe arrondissement reste le moins cher, à 9 930 € du mètre carré moyen. De l’autre côté de l’échelle, le XVIe remporte la palme des prix, avec un mètre carré moyen qui culmine à 16 849 €, suivi par le XVIIe, qui voit son mètre carré moyen s’établir à 15 314 €.

© ADIL Ile-de-France

Du neuf dans le centre. Pour autant, la demande de neuf est bien réelle. La question, c’est de savoir où se trouvent les nouveaux logements. Dans les arrondissements centraux, il reste un appartement à vendre dans le VIe et une nouvelle résidence va sortir dans le VIIe. Une opération va être lancée dans les prochaines semaines dans le Xie (on peut profiter de prix de lancement). Deux réalisations sont en vente dans le XIIe, dont une en avant-première près du métro Daumesnil (ligne 8 du métro).

Nouveaux programmes. Le XIIIe reste l’arrondissement le plus fourni en logements neufs. Entre lancements, programmes en cours et fins de commercialisations, une douzaine d’opérations y sont implantées. Quatre résidences sont en vente dans le XIVe. Idem dans le XVe. Un programme est en cours de commercialisation dans le XVIe, le XVIIe en accueillant deux. On en recense six dans le XVIIIe, trois dans le XIXe et un dans le XXe. Aux acquéreurs de profiter de ces opportunités !  


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