Tendu le marché parisien de limmobilier ? Et comment ? Internationalement réputée pour son art de vivre, son patrimoine mais aussi son rôle économique majeur, la Ville Lumière est très recherchée. Oui, mais voilà : loffre de logements y est nettement inférieure à la demande. Chaque année, Paris enregistre entre 28 000 et 30 000 transactions dans lancien. Cest bien peu pour une ville de plus de deux millions dhabitants. Résultat : le mètre carré atteint des sommets. La moyenne sétablit à 10 700 € toujours pour lancien selon les Notaires du Grand Paris.
500 appartements en vente. Côté immobilier neuf, la conjoncture est encore plus tendue. 14 nouveaux logements (!) ont été mis en vente au troisième trimestre 2020 selon la dernière enquête Eclair des agences départementales dinformation sur le logement dIle-de-France. Dans le même temps, 61 ventes ont été enregistrées. Compte tenu des rares programmes lancés sur les précédents trimestres, loffre de logements neufs atteint péniblement 487 appartements à fin septembre 2020
Foncier sous tension. Pourquoi ces chiffres sont-ils aussi faméliques ? Tout simplement parce que les terrains sont particulièrement rares. Le plus souvent, il faut démolir pour rebâtir, ce qui aussi long que compliqué. Et puis ces fonciers, il faut les rendre techniquement et juridiquement constructibles. Ce qui là encore prend beaucoup de temps. Forte densité oblige, les autorisations durbanisme font la plupart du temps lobjet de recours, allongeant encore la durée de montage des opérations.
Travail dorfèvre. Il faut aussi dire que la construction de logements à Paris, ce nest pas simple. La quasi-totalité de son territoire est protégé, doù des formalités durbanisme bien plus complexes. Avec le Plan Paris Climat, les résidences doivent être plus performantes que ne limpose la réglementation. Et puis bâtir dans la capitale, cest de la dentelle : le sous-sol est parcouru de gaines et de tuyaux, il faut tenir compte de limpact du chantier sur la circulation et le voisinage Bref, une grande expertise est nécessaire.
Cher mètre carré. Le corollaire de cette tension, ce sont des prix particulièrement élevés. Le mètre carré neuf moyen sétablit à 12 997 € du mètre carré hors parking, en hausse de 6,6% sur un an selon létude des Adil franciliennes. Le XVIIIe arrondissement reste le moins cher, à 9 930 € du mètre carré moyen. De lautre côté de léchelle, le XVIe remporte la palme des prix, avec un mètre carré moyen qui culmine à 16 849 €, suivi par le XVIIe, qui voit son mètre carré moyen sétablir à 15 314 €.
Du neuf dans le centre. Pour autant, la demande de neuf est bien réelle. La question, cest de savoir où se trouvent les nouveaux logements. Dans les arrondissements centraux, il reste un appartement à vendre dans le VIe et une nouvelle résidence va sortir dans le VIIe. Une opération va être lancée dans les prochaines semaines dans le Xie (on peut profiter de prix de lancement). Deux réalisations sont en vente dans le XIIe, dont une en avant-première près du métro Daumesnil (ligne 8 du métro).
Nouveaux programmes. Le XIIIe reste larrondissement le plus fourni en logements neufs. Entre lancements, programmes en cours et fins de commercialisations, une douzaine dopérations y sont implantées. Quatre résidences sont en vente dans le XIVe. Idem dans le XVe. Un programme est en cours de commercialisation dans le XVIe, le XVIIe en accueillant deux. On en recense six dans le XVIIIe, trois dans le XIXe et un dans le XXe. Aux acquéreurs de profiter de ces opportunités !
