Le neuf à dinnombrables avantages : des normes techniques en phase avec les exigences de la vie contemporaine, des espaces lumineux et optimisés, une esthétique moderne Mais il existe pourtant une ombre au tableau : limpact écologique que représente lédification dun bâtiment qui nexistait pas dans lenvironnement. Car avant de pouvoir faire usage dun bureau ou un appartement, il faut raser déventuels éléments préexistants sur la parcelle constructible, faire tourner un chantier, et enfin, utiliser des matériaux pour lédification du projet, ainsi que des équipements pour lanimer et le faire vivre autant dactions génératrices de CO² et impactantes pour lenvironnement.
Du vert pour rééquilibrer la balance. Dans le cycle de vie dun bâtiment neuf, sa construction correspond à 60 % de son empreinte carbone : fort de ce constat, un promoteur à décider dagir pour compenser limpact négatif de ses projets sur lenvironnement. Le développement de la nature en ville est un soutien indiscutable qui permet à la population urbaine de bénéficier de nombreux services écologiques en luttant par exemple contre les îlots de chaleur. Tagerim a donc décidé daider la nature à retrouver une place durable dans les villes pour lui permettre dexprimer ses bienfaits. « Les acteurs de la promotion immobilière doivent faire évoluer leur manière de travailler afin de prendre en compte les problématiques écologiques. Limplantation de poumons verts au sein de nos résidences est une première réponse », explique Marie-Astrid Quentin-Mauroy, présidente de Tagerim Promotion.
Une inspiration venue de loin. Pour y parvenir, le promoteur sest tourné vers le Japon et a décidé de sappuyer sur le travail du botaniste Akira Miyawaki. Ce dernier a imaginé une méthode permettant dagir pour la restauration dun « écosystème forestier » en quelques années et sans intervention humaine, grâce à la croissance rapide des arbres. Le secret ? Aider la nature au démarrage, puis la laisser uvrer par elle-même. Le mode demploi est simple : planter de jeunes espèces d'arbres locales en rang serrés, à raison de 3 individus par m² en moyenne. Cette « surpopulation » induite par la main de lhomme va déclencher un phénomène de compétition, les incitant à croître rapidement pour accéder avant leurs voisins à la lumière, à leau et aux nutriments. Toutes les jeunes pousses plantées ne donneront donc pas automatiquement à terme un arbre adulte. Mais passée la première décennie, les individus survivants seront solidement implantés dans leur biotope.
Des milliers darbres plantés. Le promoteur a donc décidé de planter des micro-forêts dune surface de 50 m² dans une vingtaine dopérations par an, soit un total de 4 000 arbres plantés en France. « Notre objectif affiché à long terme est datteindre la neutralité carbone », précise Marie-Astrid Quentin-Mauroy. Les nouvelles réglementations, dont la RE 2020, vont dans le sens dune plus grande exigence écologique et nous nous en réjouissons. Chez Tagerim, nous allons au-delà des réglementations et des exigences du PLU dans chacun de nos projets. Notre volonté, à moyen terme, est de mettre le bien-être des habitants au cur de la conception de nos projets immobiliers ». En plus de leur impact positif pour le climat et la biodiversité (les bosquets touffus ainsi créés servant de refuge à une faune nombreuse), ces micro-forêts permettront de rafraîchir lair jusquà 2 degrés, daméliorer sa qualité, de diminuer la pollution sonore et de stabiliser les sols : autant datouts qui contribueront à une meilleure qualité de vie pour tous au sein dun environnement (la ville) dont les sols artificialisés ont refusé bien longtemps de laisser à la nature lespace qui lui revenait.