Taux immmobilier : une hausse sans conséquences

Manuel Apruzzese
Mis à jour par
le 6 décembre 2016
Journaliste chez PAP.fr

Il va falloir s'y habituer : les taux d'intérêt entament une lente remontée après un an et demi de baisse. Un rebond anecdotique quasiment sans effet sur le projet d'achat ou d'investissement.

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Après 18 mois de baisse ininterrompue, les taux d’intérêt entament une légère remontée après avoir atteint un niveau historiquement bas. Cette fin de cycle est la conséquence des incertitudes politiques mondiales (Trump, Italie, Brexit…). Tous ces résultats électoraux inattendus ont provoqué une remontée des taux des obligations d’Etat (OAT à 10 ans). Or le taux de l'OAT 10 ans est un indicateur parmi d'autres qui sert de repère aux banques pour calculer les tarifs de leurs prêts immobiliers.

Des augmentations symboliques. Pour l’instant, la hausse constatée des taux de crédit immobilier pratiqués par les banques reste limitée et n’entame pas significativement le pouvoir d’achat des candidats. D'après le courtier Meilleurtaux.com les taux s'établissent à 1,33% sur 15 ans, 1,59% sur 20 ans (+0,07% par rapport au mois dernier) et 1,85% sur 25 ans. « Le mouvement à la hausse est là. Il est majoritaire dans les barèmes des banques et le dernier mois de l'année ne constitue pas la seule explication à ce mouvement », explique Cécile Roquelaure, directrice des Etudes et de la Communication pour Empruntis.

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Les taux augmentent un tout petit peu mais restent bas ! Si les augmentations sont toujours mal perçues, elles méritent néanmoins d'être relativisées. Ce n'est pas une flambée !  « Cette faible remontée des taux d'intérêt n'indique pas de scénario catastrophe mais peut signifier la fin de l'embellie et des opportunités exceptionnelles tant pour le marché des primo-accédants que des investisseurs », indique Jauffrey Ianszen, directeur Réseaux et Développement d'Immoprêt.

Pas de temps à perdre. Et Cécile de Roquelaure d'ajouter : « L'information mérite d'être portée à la connaissance des emprunteurs, pour ceux qui tardent à avancer dans leur projet alors que la décision est prise de se lancer, qu'il s'agisse d'une renégociation de crédit ou d'une acquisition. Il ne faut plus attendre des conditions hypothétiquement meilleures ».

Pour Hervé Hatt, président de Meilleurtaux.com « seule la durée 7 ans et la durée 20 ans enregistrent de légères hausses avec respectivement +0,06% et +0,07% par rapport au mois dernier ». En effet, les prêts sur 20 ans (les plus fréquents) affichent ce mois-ci une moyenne de 1,32% contre 1,18% au 1er novembre et 1,16% au 1er octobre. Et Maël Bernier de conclure : « Les taux pourraient s’établir en


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