Les banques classiques

Anabelle Martinat
Mis à jour par
le 14 janvier 2011
Journaliste chez PAP.fr
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La première piste : les établissements généralistes, autrement dit les banques de dépôt classiques.

Les banques de dépôt classiques

Aujourd'hui, elles accordent près de 80 % des emprunts immobiliers selon le courtier Ace. Si tel est votre choix, sachez que vous serez contraint, dans la plupart des cas, d'y domicilier comptes et salaires. Par habitude, par fidélité souvent, votre premier réflexe sera sans doute de vous tourner vers votre propre banque. Logique mais pas forcément pertinent. Votre banquier n'est pas nécessairement le mieux placé pour vous proposer une offre de financement adaptée.

Dans une agence, le conseiller endosse plusieurs rôles, souvent au détriment d'une parfaite connaissance de son sujet. Il doit à la fois être spécialiste du crédit mais aussi des produits financiers, des cartes bancaires comme des comptes de dépôt. La banque est une entreprise commerciale, qui poursuit un objectif : placer le maximum de produits et de services. Certains établissements ont bien mis en place des pôles immobiliers mais n'ont pas les effectifs suffisants pour déléguer un conseiller par agence.

Si vous voulez décrocher la meilleure offre, vous allez devoir faire jouer la concurrence, chaque banque menant sa propre politique tarifaire qui varie en fonction des profils des clients recherchés ou de la période de l'année.

Traditionnellement, entre les mois de mars et juin, une période active pour l'immobilier, elles réajustent leurs barèmes à la baisse. Elles peuvent même consentir d'excellentes conditions pour séduire de nouveaux clients. Selon le courtier Empruntis, le taux moyen sur vingt ans est à 3,80 %, mais les meilleurs dossiers décrochent un taux à 3,50 %.

Le taux pratiqué par les banques généralistes

Le taux que vous obtiendrez auprès d'un généraliste dépend de deux facteurs principaux : votre projet et vos moyens. En clair, la banque fixe le taux en fonction du risque qu'elle prend lorsqu'elle prête à un particulier. Plus le risque client est élevé, plus le taux monte. Pour estimer ce risque, la banque examine à la loupe le dossier de l'emprunteur et analyse sa capacité à rembourser en se basant sur ses revenus, le montant de son apport personnel et le reste à vivre. La durée de remboursement compte également. Pour la banque prêteuse, un crédit sur vingt-cinq ans est plus risqué qu'un prêt sur dix ans. D'après le courtier In&Fi, le premier démarre actuellement à 3,80 %, le second à 3,20 %.


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