Immobilier : la demande de logements neufs augmente

Pierre Chevillard
Mis à jour par
le 2 août 2019
chez PAP.fr

Taux bas, aides efficaces, envie de bien se loger : la demande de logements neufs augmente. Mais l’offre baisse et les prix, aujourd’hui quasiment stables, pourraient bien remonter à moyen terme.

© Franck Paubel

Rendez-vous incontournable. Tous les trois mois, l’Insee réalise une enquête de conjoncture dans la promotion immobilière. Ce que révèle la dernière en date, parue au milieu de cet été ? « En juillet 2019, les promoteurs sont plus nombreux qu’en avril 2019 à estimer que la demande de logements neufs est élevée ».

Rebond de la résidence principale. Cette forte demande porte avant tout sur la résidence principale. Sur le segment de marché, les promoteurs interrogés par l’Insee estiment que les perspectives de mises en chantier augmentent, alors qu’elles décroissent pour les biens destinés à la location.

Des prix qui remontent. Autre élément souligné par l’enquête : « en juillet, les promoteurs sont plus nombreux qu’en avril à indiquer une hausse du prix des logements neufs ». Pour faire face, les acquéreurs augmentent leur apport personnel et mobilisent davantage de moyens financiers.

Forts besoins en logements. Si la demande reste forte, c’est avant tout parce que les besoins le sont aussi. Le nombre de ménages augmente plus vite que la population, beaucoup de jeunes quittent le foyer familial et les Français ont envie de bien se loger et de bâtir un patrimoine.

Finances favorables. Les acheteurs veulent aussi profiter des aides (PTZ en primo-accession, Pinel pour les investisseurs) et de taux d’intérêt historiquement bas. La moyenne est tombée à 1,20 % en juillet 2019 selon l’Observatoire Crédit Logement/CSA, cinq fois moins qu’au début des années 2000.

Baisse de l’offre. Problème : 23 900 logements ont été mis sur le marché au premier trimestre 2019, une chute de 30 % par rapport à la même période de 2018. Avec des ventes stabilisées à un niveau élevé (30 000 réservations au premier trimestre 2019), l’offre baisse de 11 % sur un an selon la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI).

Encore du choix. Actuellement, 100 000 logements neufs sont sur le marché. De quoi offrir du choix. Mais l’offre compte pour dix mois de fonctionnement du marché (huit mois dans plusieurs métropoles comme Nantes, Lyon, Rennes, l’Ile-de-France), alors qu’un délai de douze mois est signe d’équilibre.

Prix : bientôt de nouvelles hausses ? Dans ce contexte tendu, les prix ne montent que de 1,8 % sur un an d’après la FPI. Une tendance qui pourrait ne pas durer. Lorsque l’offre est inférieure à la demande, le mètre carré finit forcément par monter. Acquéreurs ou investisseurs, les premiers arrivés sont donc les mieux servis !


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