Rendez-vous incontournable. Tous les trois mois, lInsee réalise une enquête de conjoncture dans la promotion immobilière. Ce que révèle la dernière en date, parue au milieu de cet été ? « En juillet 2019, les promoteurs sont plus nombreux quen avril 2019 à estimer que la demande de logements neufs est élevée ».
Rebond de la résidence principale. Cette forte demande porte avant tout sur la résidence principale. Sur le segment de marché, les promoteurs interrogés par lInsee estiment que les perspectives de mises en chantier augmentent, alors quelles décroissent pour les biens destinés à la location.
Des prix qui remontent. Autre élément souligné par lenquête : « en juillet, les promoteurs sont plus nombreux quen avril à indiquer une hausse du prix des logements neufs ». Pour faire face, les acquéreurs augmentent leur apport personnel et mobilisent davantage de moyens financiers.
Forts besoins en logements. Si la demande reste forte, cest avant tout parce que les besoins le sont aussi. Le nombre de ménages augmente plus vite que la population, beaucoup de jeunes quittent le foyer familial et les Français ont envie de bien se loger et de bâtir un patrimoine.
Finances favorables. Les acheteurs veulent aussi profiter des aides (PTZ en primo-accession, Pinel pour les investisseurs) et de taux dintérêt historiquement bas. La moyenne est tombée à 1,20 % en juillet 2019 selon lObservatoire Crédit Logement/CSA, cinq fois moins quau début des années 2000.
Baisse de loffre. Problème : 23 900 logements ont été mis sur le marché au premier trimestre 2019, une chute de 30 % par rapport à la même période de 2018. Avec des ventes stabilisées à un niveau élevé (30 000 réservations au premier trimestre 2019), loffre baisse de 11 % sur un an selon la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI).
Encore du choix. Actuellement, 100 000 logements neufs sont sur le marché. De quoi offrir du choix. Mais loffre compte pour dix mois de fonctionnement du marché (huit mois dans plusieurs métropoles comme Nantes, Lyon, Rennes, lIle-de-France), alors quun délai de douze mois est signe déquilibre.
Prix : bientôt de nouvelles hausses ? Dans ce contexte tendu, les prix ne montent que de 1,8 % sur un an daprès la FPI. Une tendance qui pourrait ne pas durer. Lorsque loffre est inférieure à la demande, le mètre carré finit forcément par monter. Acquéreurs ou investisseurs, les premiers arrivés sont donc les mieux servis !