La perte du AAA : quelle influence ?

© Nacarat

Si une hausse semble prévisible, reste à savoir jusqu'où elle peut aller. Autre interrogation : la perte du triple A de la France, annoncée par l'agence de notation Standard & Poor's en janvier dernier, entraînera-t-elle une augmentation des taux des prêts à long terme ?

Possible. Le coût des crédits à taux fixes étant directement lié au niveau des obligations d'État (en France OAT 10 ans), en cas de hausse, la répercussion pourrait se faire sur les emprunts aux particuliers.

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L'OAT 10 ans est restée stable, ressortant à 3,10 % le 16 janvier contre 3,03 % le vendredi 13 janvier avant l'annonce de la perte du triple A. « La dégradation de la note de la France n'aura pas d'effet immédiat sur le niveau des taux des crédits immobiliers », analyse Hervé Hatt, directeur général du courtier en ligne meilleurtaux. com.

« Il convient d'attendre l'impact sur l'OAT dans les prochains jours, tout en sachant que la stratégie commerciale des banques pour conquérir de nouveaux clients emprunteurs est aussi déterminante et que les banques se financent aujourd'hui au niveau historiquement bas de 1 % auprès de la Banque centrale européenne. »

Une augmentation à venir ?

Chez Cafpi, un autre courtier en ligne, le directeur général adjoint Philippe Taboret se montre plus réservé. « Je pronostique une augmentation effective, mais relative, des taux de crédits immobiliers d'un point, faisant passer le taux moyen de 4 à 5 % sur les taux fixes », parie-t-il. Même vision ou presque chez Empruntis. com.

« La perte du triple A au profit d'un AA+ aura des conséquences sur les crédits aux particuliers », explique Maël Bernier, la directrice de la communication. « Un État qui emprunte plus cher, cela signifie des banques qui se financent à des taux plus élevés. Et donc, par effet domino, des taux proposés aux particuliers également plus importants. Ils pourraient donc s'apprécier d'ici à quelques mois (fin juin maximum) de cinquante points de base, soit des taux moyens autour de 4,70 sur vingt ans versus 4,20 % aujourd'hui. »


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