Proches des agglomérations, les maisons en village doivent être commercialisées à des prix compatibles avec les revenus de ces jeunes familles avec enfants. Dans les villes moyennes, les habitations dont la surface fluctue entre 70 et 100 m² se vendent entre 150 000 et 200 000 €. En Ile-de-France et dans les grandes métropoles, les valeurs sont supérieures, atteignant entre 180 000 et 250 000 €. Mais certaines peuvent atteindre plus du double lorsqu'elles sont bien situées. Pour contenir les prix de vente, tous les leviers sont actionnés. « La négociation du prix des terrains est draconienne. Nous parvenons à maintenir les prix de nos prestataires, compte tenu de l'antériorité de notre collaboration », détaille Thierry Verninas, directeur du département architecture de Kaufman & Broad qui a élargi son offre vers les primo-accédants depuis 2008 en proposant des maisons de 70 à 90 m² et non plus uniquement des habitations offrant de 100 à 160 m².
Les promoteurs adoptent aussi des modes constructifs novateurs pour la promotion immobilière à linstar de Bouygues Immobilier qui a opté pour lossature bois pour une partie de ses maisons. Contrairement à une construction en parpaings, les murs sont préfabriqués en usine et montés sur le chantier. « Les délais de construction ont diminué, passant de 14 mois en moyenne à 9 à 11 mois pour des habitations en bois, précise Philippe Morel. Construire plus vite permet de construire moins cher. Un gain qui se traduit soit par une prestation supplémentaire non facturée comme linstallation dun poêle à granulés soit par une baisse du prix de vente. » Moins cher, cet habitat à ossature bois devrait encore voir son prix baisser grâce à des gains de productivité. « La filière bois est encore jeune. Nous tablons sur un écart de prix de 10 % par rapport à la construction traditionnelle. »
Si la maîtrise des coûts est lun des axes forts des promoteurs pour séduire cette clientèle, la qualité de vie est au cur des préoccupations. Ces programmes résidentiels sont à taille humaine, les opérations comptant 20 à 30 maisons en moyenne. « Ces dernières sont regroupées par trois ou quatre, détaille Philippe Morel. Nous sommes très vigilants sur lélaboration du plan masse qui doit permettre aux maisons de bénéficier dune bonne exposition et de préserver lintimité des occupants. » De même, laménagement paysager nest pas négligé. Les promoteurs sélectionnent des végétaux robustes qui n'ont pas besoin d'être arrosés régulièrement. Une pratique pas toujours répandue chez les propriétaires n'ayant pas l'habitude d'entretenir un jardin. Chez Kaufman & Broad, la qualité des espaces verts est même devenue la signature reconnaissable de ce promoteur dorigine américaine qui a importé en France son concept de maison. Des haies végétales cachent les clôtures habituelles séparant le domaine privatif de la voirie pour renforcer la qualité paysagère donnant sur lespace public. Le jardin privatif est quant à lui implanté sur la façade arrière.

