Le succès des secteurs Anru

Jérôme Augereau
Mis à jour par
le 18 mai 2012
Journaliste chez PAP.fr
© Groupe Gambetta
© Arlab Architectes/Illustration Kreaction

Les collectivités locales engagées dans des opérations de rénovation urbaine peuvent également promouvoir l'accession à la propriété par le biais de conventions signées avec l'Agence nationale de rénovation urbaine (Anru).

Moins de 3 000€ le m²

Dans certains quartiers, les acquéreurs dont les revenus ne dépassent pas le plafond du prêt locatif social (PLS) bénéficient d'une TVA à taux réduit - 7 % et non plus 5,5 % - lorsqu'ils achètent un logement neuf. Des appartements se vendent moins de 3 000 € le mètre carré à Lyon (69), 4/000 € le mètre carré à Aubervilliers (93). « Cette stratégie fonctionne bien », analyse Philippe Jossé dont la société a vendu plus de deux mille cinq cents logements dans ces secteurs en 2011.

« Le développement des secteurs Anru diffuse l'accession à la propriété dans des zones à forte dominante locative sociale. Ce qui libère des places dans le parc locatif quand certains locataires deviennent propriétaires de leur résidence principale. » Les immeubles sortant de terre dans ces quartiers connaissent un franc succès auprès des acquéreurs. Icade Logement a vendu récemment soixante-dix de ses quatre-vingt-quatre appartements à Aubervilliers en l'espace de dix jours.

« Ces programmes bénéficiant d'une TVA réduite redonnent de la solvabilité aux ménages », analyse Philippe Rouvier Corrouge, responsable études marché et distribution dans le secteur résidentiel chez Icade Promotion. La conception constitue également un autre levier à la disposition des promoteurs pour diminuer le prix de vente des logements. Les architectes planchent sur des projets arborant une architecture plus simple et donc moins coûteuse. De même, des immeubles de faible hauteur évitent l'installation d'ascenseurs qui représentent des charges conséquentes pour les copropriétaires.


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