Immobilier neuf : certifications et labels

L'immobilier neuf doit respecter la réglementation thermique en vigueur mais certains promoteurs choisissent d'aller encore plus loin en optant pour des labels et des certifications. Découverte.

Tous les programmes immobiliers neufs doivent respecter la réglementation thermique 2012. C'est la base réglementaire qui fixe les performances thermiques des logements. Ils ne consomment en moyenne que 57,5 kWhEP/m2/an d'énergie primaire, soit près de cinq fois moins qu'il y a dix ans. Certains promoteurs s'engagent volontairement dans des démarches de certification ou de labellisation encore plus vertueuses. Leurs programmes émettent moins de gaz à effet de serre et consomment moins d'énergie. D'autres font appel à des matériaux plus verts. L'objectif de tous ces labels et certifications est de rendre les opérations toujours plus respectueuses de l'environnement.

La RT 2012

La Réglementation thermique 2012 (Rt2012) n'est ni un label, ni une certification, c'est une réglementation obligatoire. Elle s'applique au chauffage, à l'éclairage, la ventilation, la climatisation et l'eau chaude. Son objectif est de maintenir la consommation énergétique sous le plafond de 57,5 kWhEP/m2/an. Pour l'acquéreur, cela signifie que la conception et l’isolation seront pensées pour assurer une bonne performance énergétique et une température intérieure la plus stable possible. Un programme qui respecte la RT 2012 bénéficie d'une plus-value certaine à la revente. Et pour cause, il consomme en moyenne cinq fois moins d'énergie qu'un logement ancien !

Effinergie+, Bepos-Effinergie

Pour aller plus loin que la RT 2012, certains acteurs optent pour les labels Effinergie+ ou Bepos-Effinergie. Chacun d'eux améliore l'efficacité énergétique du bâtiment. L'empreinte carbone Effinergie+ exige une réduction de 20 % des consommations conventionnelles d’énergie primaire (Cep) par rapport à la RT 2012, soit une consommation moyenne à 40 kWhep/m2/an.

Le label Bepos-Effinergie valorise les bâtiments qui consomment peu d’énergie non renouvelable et produisent sur site beaucoup d’énergie renouvelable avec un bilan carbone plus favorable.

NF Habitat

Un logement certifié NF Habitat va au-delà des règles définies par le Code de la construction et l’habitation. Le programme certifié NF Habitat doit se conformer strictement à un référentiel de performance du bâtiment.

Pour décrocher ce label de qualité, ils ont notamment fait le choix de la transparence en répondant à des exigences techniques et organisationnelles vérifiées par un organisme indépendant. Ces contrôles portent sur la qualité de leur organisation, des services apportés aux acquéreurs et de leurs ouvrages. Depuis peu, le référentiel s'est enrichi de nouvelles thématiques : résilience vis-à-vis des risques, bâtiment connecté, biodiversité et économie circulaire. Un logement NF Habitat bénéficie d'une diminution sonore de trois décibels par exemple. Un appartement NF Habitat est deux fois plus silencieux qu'un logement ordinaire !

NF Habitat HQE

NF Habitat HQE va encore plus loin que le label NF Habitat. Associé au label HQE, il certifie que le bâtiment a été construit autour des valeurs de management responsable, de la promotion de la qualité de vie, du respect de l’environnement et du confort thermique, comme celui relatif à la qualité de l’air ou encore de l’ensoleillement.

Cette certification dépend du Code de la consommation. Le promoteur, au-delà de l'utilisation de matériaux écologiques, s'assure du respect de l'environnement dans ses moindres détails tout au long du chantier. L'objectif est de limiter au maximum l'impact environnemental de la construction.

Le label Habitat et Environnement

Mis en place par Cerqual, filiale de Qualitel, Habitat & Environnement (H&E) a pour objectif de prendre en compte la préservation de l'environnement tout au long du cycle de vie du logement. C'est une démarche similaire à la HQE. Elle est applicable aux opérations de logements neufs en immeubles collectifs et individuels groupés.

Pour qu'une opération soit labellisée, le promoteur doit appliquer au moins six des sept thèmes, trois étant obligatoires : management environnemental de l'opération (obligatoire), chantier propre, énergie et réduction de l'effet de serre (obligatoire), choix des matériaux, eau, confort et santé et enfin gestes verts (obligatoire).

Label Bâtiment biosourcé

Le label Bâtiment biosourcé permet d'identifier les opérations qui utilisent pour leurs constructions des matériaux biosourcés comme le bois, le chanvre, la paille, etc. L'objectif est la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Le Bâtiment bas carbone-BBCA

Suite logique de la RT 2012, le label Bas Carbone vise à diminuer l'empreinte carbone de la construction en réduisant les émissions de gaz à effet de serre pendant la construction mais aussi durant l’ensemble du cycle de vie des matériaux. Actuellement 1 m2 construit génère environ 1,5 tonne de CO2 (source HQE Performance). L’objectif de ce label est de diviser par deux les émissions de CO2 pour atteindre 750 kg d’émissions de CO2 par mètre carré.

Pour atteindre cet objectif ambitieux, le promoteur doit mixer les matériaux, faire appel à des énergies faiblement carbonées et à des énergies renouvelables. L'immeuble doit pouvoir stocker le carbone avec des matériaux biosourcés. Enfin l'économie circulaire doit faire partie du fonctionnement de la résidence.

Le label Eco Quartier

Si vous souhaitez habiter un écoquartier, peut-être est-il labellisé Eco Quartier. Pour obtenir le droit d'afficher ce label, l'opération d'aménagement doit répondre aux vingt engagements de la charte Eco Quartier articulés autour de quatre grands thèmes : démarche et processus, cadre de vie et usage, développement territorial et environnement et climat. Depuis sa création, ce label a permis d’accompagner cinq cents opérations un peu partout en France.

L'Eco Quartier bas carbone

Changement d'échelle avec le label Bâtiment bas carbone Eco Quartier. L'association BBCA travaille à l'échelle du quartier. L'objectif est toujours de réduire l'empreinte carbone. Le référentiel combine des règles de conception des bâtiments, de la voirie et des infrastructures toujours basées sur l'Analyse du cycle de vie des matériaux (ACV). Le cahier des charges de la démarche privilégie l'incitation à des modes de mobilité décarbonés (voiture électrique), la lutte contre le gaspillage, la valorisation et le recyclage des déchets, la mise en place de surfaces végétalisées adaptées aux territoires qui maximisent la capacité de stockage carbone et le respect des sols.

Le label Biodivercity®

Le label Biodivercity®, mis en place par le Conseil international biodiversité & immobilier, a été conçu par des experts pour favoriser la biodiversité dans les opérations immobilières. Pour l'obtenir, le maître d'œuvre doit connaître et surtout comprendre la biodiversité du site sur lequel l'opération va être construite.

Pour obtenir ce label, le promoteur va devoir s’entourer de professionnels de l'environnement comme des écologues. Le promoteur va ensuite s'efforcer de rechercher une architecture écologique qui valorisera la flore et la faune avec un plan masse qui intégrera les continuités écologiques locales. Il optera pour des façades et toits verts, ainsi qu’un rapport intérieur-extérieur optimisé. Enfin le dossier va devoir analyser les bénéfices tirés par les futurs usagers et riverains du site, en termes de bien-être, d’esthétique et d’apprentissage de la nature. L'objectif étant de vivre en harmonie avec l'environnement immédiat.

La Réglementation environnementale 202
La future Réglementation environnementale qui doit succéder à l'actuelle Rt 2012 sera encore plus exigeante. D'ailleurs on ne parle plus de réglementation thermique. Le volet environnemental prime. Si les logements doivent moins consommer, il devront surtout faire appel  à des énergies décarbonées. Le gaz naturel va donc progressivement disparaitre. Ces changements seront progressifs entre 2022 et 2025.
L'objectif est de substituer des énergies renouvelables (Pompes à chaleur, réseau de chaleur, biomasse...) au gaz naturel. Pour y arriver le seuil d'émission de Co2 fixé à 14kgCO2/m2/an passera à 6,5kGCo2/m2/an.
Parallèlement un recours accru aux matériaux biosourcés en particulier le bois va se développer. Là encore l'objectif est de diminuer progressivement de plus de 30 % les émissions de Co2 dans la construction. Enfin les logements devront être plus confortables en cas de fortes chaleur.

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