Les prix de l'immobilier neuf écologique

Le Quai des Canotiers, à Lille, a été pensé par l'architecte C.-H.Tachon. Dans ce programme Nacarat a pu pousser très loin les curseurs de l'écologie. Par exemple il participe au programme Refuges LPO® contribuant à la réintégration de la biodiversité dans les villes.
Le Quai des Canotiers, à Lille, a été pensé par l'architecte C.-H.Tachon. Dans ce programme Nacarat a pu pousser très loin les curseurs de l'écologie. Par exemple il participe au programme Refuges LPO® contribuant à la réintégration de la biodiversité dans les villes. © Nacarat

Des programmes plus chers. Il y a parfois un prix à payer : les appartements du Lugdunum valent 5 000/5 500 € du mètre carré, ce qui est élevé pour Lyon, et peuvent aller jusqu’à 9 000/10 000 € du mètre carré. Mais le programme est placé sous le signe du luxe et la qualité rencontre le succès : la moitié des appartements de la première tranche – il y en aura deux – est déjà vendue. Et si la qualité écologique a effectivement un coût, il y a fort à parier qu’à l’avenir votre appartement prendra toujours plus de valeur. « L’écologie, c’est un luxe : un air intérieur pur, une excellente isolation acoustique, un confort d’été assuré pendant les étés de plus en plus chauds, des espaces verts préservés, et les acquéreurs en prendront de plus en plus conscience dans les années à venir », assure Emilie Delloye, directrice générale associée de Lem. Elle aimerait proposer une charte à ses acquéreurs pour leur montrer que l’immeuble a été construit de façon propre, pourquoi tel et tel choix ont été fait. « Ainsi lorsqu’ils revendront ils pourront à leur tour transmettre ces valeurs qui deviendront patrimoniales. Pour l’instant le parc par exemple a une valeur patrimoniale parce qu’il est bien situé : les acquéreurs dans l’ensemble ne se préoccupent pas beaucoup de savoir s’il est exempt de tout produit toxique. Mais c’est ce vers quoi il faut aller et ce sera sans aucun doute un atout dans les années qui viennent. » 

Le Lugdunum, un programme placé sous le signe de l'écologie. Mais la qualité a un prix et l'acquéreur devra accepter de dépenser un peu plus pour vivre dans ce programme qui allie luxe et performances énergétiques. © Groupe LEM

 Mais d’autres programmes misent sur l’écologie sans que le client en ressente le coût… Pour Rodolphe Deborre, responsable du développement durable pour le groupe Rabot-Dutilleul/Nacarat, « si un programme est plus cher, il ne trouvera pas sa clientèle, mais à prix égal les acquéreurs favoriseront un immeuble dont les valeurs écologiques sont mises en avant ». A condition bien sûr que les fondamentaux tels que le prix et l’adresse soient respectés. « Nous sommes sur du subjectif : c’est un peu comme acheter des aliments bio, tout le monde se moque un peu et pourtant les rayons bio grandissent inéluctablement dans les supermarchés. C’est un pari peu risqué pour l’avenir et la revente. Il vaut mieux être au top du développement durable. C’est par exemple évident en matière d’acoustique et d’énergie. Le public s’en apercevra tôt ou tard. Nous espérons qu’ils transmettront cette valeur à la revente mais ce n’est pas encore le cas », estime-t-il.


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