Le profil
Serge et Marie- Claude sont commerçants à Paris. Ils cherchent à sécuriser au maximum leur avenir en misant sur l'investissement dans le neuf. Pour eux, ce qui compte avant tout, c'est le maintien voire la valorisation du patrimoine, la rentabilité n'arrivant qu'après. Un peu comme s'ils plaçaient des lingots d'or dans leur armoire à linge.
La stratégie
Notre couple pense qu'investir dans un grand logement est plus pérenne. L'appartement familial neuf est rare sur le marché de la location et trouve facilement à se louer à des familles en principe stables, demeurant plus l o n g t e m p s e n place, ce qui évite le turn-over dont les pet i ts logements font l'objet. D'autant que la conduite d'un ménage locataire bien établi s'apparente généralement à celle d'un « bon père de famille ». Il prend soin de sa location de la même façon que s'il en était propriétaire. Pour ce couple, ce type d'investissement paraît tout à fait pertinent sur le long terme. Chez Stellium, Philippe Lauzeral conseille même « d'acquérir une maison où la vacance est très faible et l'entretien meilleur ». Un logement familial se valorise aussi mieux au fil des ans. Revers de la médaille : « le rendement est toutefois moins bon que pour un studio ou un deux pièces », remarque Nicolas de Bucy d'Ad Valorem.
Le bilan
Serge et Marie- Claude optent donc pour un 4 pièces de 81 m² à Sucy-en-Brie (zone A) d'un montant de 415 800 (frais inclus) qu'ils financent sur 20 ans à 3,40 %. La mensualité s'établit à 2 442 . Sous le régime Duflot, le loyer ne peut dépasser 1 040 . Leur effort de trésorerie s'établit donc à 1 402 mensuels. Mais ils économisent 54 000 d'impôt sur 9 ans, soit 6 000 par an ou encore 500 par mois. Au final, leur effort de trésorerie ne dépasse pas 902 . Côté rendement interne, ils tablent sur 2,50 % l'an. Mais l 'appar tement , même avec une faible valorisation annuelle (0,5 %), atteindra au bas mot 432 150 sur 15 ans, voire plus en cas de remontée forte des prix de l'immobilier durant ce laps de temps.